
La Fondation Michael Sharp Jess, FOMIS, tire la sonnette d’alarme face à la propagation de l’épidémie de rougeole dans le territoire de Shabunda, au Sud-Kivu. Plusieurs enfants de moins de 10 ans sont déjà touchés et certains ont perdu la vie faute d’une prise en charge rapide et ou adaptée.
Selon les acteurs sanitaires locaux contactés par la FOMIS, de nombreuses familles recourent d’abord aux traitements traditionnels et aux chambres de prière avant de se rendre dans les structures de santé. Ce retard expose les enfants à des complications graves et à des décès évitables.
La fondation signale aussi des cas similaires dans certaines zones du territoire de Mwenga, où la couverture sanitaire reste faible et les mécanismes d’alerte ainsi que de prévention insuffisants.
Appel à une réaction rapide

La FOMIS demande aux parents et tuteurs d’amener immédiatement les enfants présentant des signes de rougeole entre autres une forte fièvre, une toux, les yeux rouges, l’éruption cutanée vers les centres de santé et hôpitaux les plus proches. L’organisation encourage aussi les communautés à participer massivement aux campagnes de vaccination dès qu’elles sont organisées.
« La vaccination reste le moyen le plus sûr et le plus efficace pour protéger les enfants contre cette maladie évitable », insiste Moïse Bitimbushi, expert en droits humains, paix, réconciliation et cohésion sociale, PCA et son co-fondateur.
Renforcer la réponse locale
La protection de l’enfant étant une priorité, FOMIS appelle les autorités sanitaires, les partenaires humanitaires et les leaders communautaires à renforcer la sensibilisation et l’accès aux soins dans les zones touchées de Shabunda et de Mwenga.
La fondation met en avant ses mécanismes communautaires de protection de l’enfant pour appuyer la détection précoce des cas et l’orientation rapide vers les structures médicales.
La rédaction



