Kabare : la NDSCI Mudusa dénonce une hausse présumée du prix de l'eau potable et appelle l'ASUREP à s'expliquer

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile NDSCI Mudusa, dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu), tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle présente comme une augmentation significative du coût de l’eau potable dans plusieurs points de desserte de la localité. Son président, Elvis CIRIMWAMI, appelle les gestionnaires du réseau à communiquer davantage avec les usagers et à revoir les tarifs appliqués.
Dans une déclaration rendue publique, Elvis CIRIMWAMI indique que cette hausse intervient alors que la région traverse une période de sécheresse, susceptible d’affecter le débit des sources de captage. Toutefois, il estime que cette situation ne justifierait pas, à elle seule, l’augmentation constatée des prix sans information préalable de la population.
Selon lui, le prix d’un bidon de 20 litres vendu aux robinets privés serait passé de 50 à 150 FC, voire 200 FC. À la borne-fontaine publique, un bidon qui coûtait auparavant l’équivalent de trois bidons pour 50 FC serait désormais vendu 100 FC l’unité, affirme-t-il.
Pour Elvis CIRIMWAMI, cette évolution des tarifs intervient dans un contexte socio-économique particulièrement difficile pour les ménages de l’Est de la République démocratique du Congo.
« L’eau est un bien de première nécessité. Avant toute modification des tarifs, il serait important que l’ASUREP informe officiellement la population afin que chacun comprenne les raisons de cette décision », plaide-t-il.
À travers cette alerte, la NDSCI Mudusa demande à l’Association des Usagers du Réseau d’Eau Potable (ASUREP) de réguler les prix de son service en tenant compte du contexte social actuel et de communiquer de manière transparente sur toute modification de son fonctionnement ou de sa politique tarifaire.
« L’eau est un droit, pas un privilège », conclut Elvis Cirimwami.
Par Alvin BUZAKI



