Kamituga : Le coordonnateur de COTAM dénonce la multiplication des taxes illégales sur la RN2 alors que le bouclage était annoncé par le ministre provincial des transports

Alors que le ministre provincial des Transports, voies de Communications et relations avec l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu a annoncé un « bouclage systématique » du 6 juin au 30 juillet 2026 dans les territoires d’Uvira, Mwenga et Shabunda, les motards de Kamituga montent au créneau.
Dans une déclaration, Maître Bugoma Lusambya Bugos, coordonnateur de l’association des motocyclistes COTAM, dénonce la multiplication des taxes illégales.
Dans son communiqué, le ministre présente l’opération comme une mesure de contrôle avec courtoisie.
Pour COTAM, c’est l’inverse qui se vit.
Il justifie cela par le contexte sécuritaire :
COTAM demande au ministre de « revoir un peu cette décision ».
Le coordonnateur pointe aussi la mairie de Kamituga. Un accord à 2000 FC avait été trouvé, mais aujourd’hui :
« Du côté du pont Lubiala, les motocyclistes sont exigés de payer cinq mille francs congolais. Et grave, les militaires qui sont là-bas se déguisent en taxateur ».
Même problème à Tukolo avec des agents de la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC) et « même un médecin » qui, selon lui, font de la taxe en dehors de leur mission et « avec beaucoup d’intimidation ».
COTAM interpelle le maire de Kamituga, le commandant régiment, le chef d’antenne de la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC). Les députés sont également interpellés :
« Nous sommes aussi parmi vos électeurs. Si vous nous ignorez, il y a un jour que vous viendrez encore ici pour demander nos voix. Pourquoi vous nous laissez comme ça ? »
En dernier recours, Maître Bugoma brandit la Constitution :
« Si vous ne voulez pas nous écouter, nous allons recourir à l’article 39 et 26 de la Constitution de la RDC. Car trop, c’est trop ».
Nous avons tenté de joindre le ministère provincial des Transports, la mairie de Kamituga et le commandement du régiment pour leur réaction.
Par Yves KITOGA



