
Alors que des pluies continuent d’être observées dans certaines régions où la saison sèche est normalement installée, le Mouvement des Sociétés Civiles du Congo (MSCO) exprime son inquiétude face aux perturbations climatiques de plus en plus perceptibles en République démocratique du Congo. L’organisation appelle les populations et les autorités à renforcer les mesures de prévention afin de limiter les conséquences de ces phénomènes sur les communautés.
Pour le Dr Baraka Musomba, président national ad intérim du MSCO, ces variations du climat ne doivent pas être prises à la légère. Elles traduisent une évolution des conditions météorologiques susceptible d’avoir des répercussions sur l’environnement et la santé publique.
« Nous constatons actuellement des perturbations climatiques, marquées notamment par l’apparition des pluies dans certaines zones déjà entrées dans la saison sèche. Cette situation peut avoir des conséquences sur la santé humaine et favoriser la survenue de catastrophes ainsi que différentes formes de pollution de l’air, des eaux et de l’environnement », explique-t-il.
Selon lui, ces changements appellent à une vigilance accrue de la part des populations. Sans établir de lien direct avec un événement particulier, il estime que les épisodes météorologiques inhabituels peuvent accentuer certains risques environnementaux, notamment lorsque les infrastructures d’assainissement sont insuffisantes ou que l’occupation de l’espace urbain est mal planifiée.
Face à cette situation, le MSCO invite les citoyens à adopter des comportements favorables à la protection de l’environnement et à la prévention des risques. L’organisation recommande notamment d’éviter les constructions anarchiques, particulièrement dans les zones exposées aux inondations, aux glissements de terrain ou à d’autres aléas naturels.
Le Dr Baraka Musomba encourage également les pouvoirs publics à renforcer les politiques d’aménagement du territoire, d’assainissement et de sensibilisation communautaire afin d’améliorer la résilience des populations face aux effets des changements climatiques.
À travers cet appel, le MSCO rappelle que la préservation de l’environnement et la réduction des risques liés aux perturbations climatiques nécessitent une responsabilité partagée entre les autorités, les organisations citoyennes et les communautés. Pour l’organisation, l’adoption de mesures préventives constitue l’un des moyens les plus efficaces pour protéger les populations et préserver leur cadre de vie.
Par Alvin BUZAKI



