Mwenga : Six écoles d’Irangi privées d’ENAFEP, des élèves toujours en attente d’une session de rattrapage

Alors que l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) s’est déroulé normalement les 4 et 5 Juin 2026 sur toute l’étendue du territoire national, aucun élève de sixième primaire du Groupement d’Irangi, en chefferie de Lwindi, territoire de Mwenga, n’a pu composer, selon plusieurs sources locales. Le Centre de Kataraka, sensé recevoir six écoles de l’entité est resté fermé pendant les deux jours d’épreuves.
Le constat est amer à Irangi. Sur toute l’étendue de la RDC, les finalistes du primaire ont passé l’Examen National de Fin d’Etudes Primaire, ENAFEP, les 4 et 5 juin 2026. Mais dans ce groupement de la chefferie de Lwindi, territoire de Mwenga au Sud-Kivu, aucun des élèves de 6ème année des 6 écoles primaires n’a pris part à l’épreuve.
Le Centre de Kataraka est resté fermé
« Nous étions fortement étonnés de constater que l’ENAFEP s’est bien déroulé dans tout le territoire de Mwenga ainsi que sur l’ensemble du territoire national, alors qu’ici, dans le groupement d’Irangi, le centre Kataraka n’a pas ouvert ses portes pour recevoir les élèves qui devaient passer cet examen. Aucun enfant de sixième primaire n’a ainsi participé à cette épreuve nationale », témoigne un parent d’élève sous anonymat, contacté par notre confrère Yves Kitoga.
« Nous attendions un rattrapage qui ne vient pas »
Les familles disent avoir gardé le silence au début, dans l’espoir d’une session de rattrapage rapide.
« Si nous n’avons pas dénoncé cette situation plus tôt, c’est parce que nous pensions qu’une solution serait trouvée dans un bref délai. Malheureusement, jusqu’à présent, rien n’a été fait », regrette le parent.
Une justification contestée par les parents
Toujours selon cette source, les autorités scolaires auraient justifié la non-tenue des épreuves de fin de cycle du primaire par un niveau jugé insuffisant des apprenants. Une explication que plusieurs parents rejettent catégoriquement.
« Les autorités scolaires disent que nos enfants n’ont pas suffisamment de connaissances pour passer l’examen. Nous estimons qu’il s’agit d’une injustice faite à nos enfants », affirme ce parent, précisant que les six écoles primaires du groupement sont concernées par cette mesure.
Appel aux autorités provinciales et nationales
Cette situation soulève de nombreuses interrogations quant au respect du droit à l’éducation et à l’égalité des chances pour les élèves de cette partie du territoire de Mwenga. Des observateurs estiment qu’une clarification des autorités éducatives compétentes s’avère nécessaire afin d’établir les responsabilités et de rassurer les parents sur l’avenir scolaire de leurs enfants.
Face à cette situation, les parents lancent un appel pressant aux autorités éducatives provinciales et nationales afin qu’une solution soit trouvée dans les meilleurs délais.
« Nous demandons aux autorités à tous les niveaux de remettre nos enfants dans leur droit, notamment en leur permettant de passer cet examen national qui sanctionne la fin du cycle primaire », plaide notre interlocuteur.
A ce jour, aucune communication officielle des autorités scolaires concernées n’a été publiée sur ce dossier.
Alvin BUZAKI



