ActualitéRessources Naturelles

Mwenga : La FOMIS alerte sur des présumées violations des droits humains à Mitobo et réclame une enquête

La Fondation Michael Sharp Jesse, FOMIS, a exprimé sa vive inquiétude après de présumées violations des droits humains survenues le 6 juin 2026 à Mitobo, dans le groupement Banampute, chefferie de Wamuzimu, territoire de Mwenga.

Par la voix de son président du conseil d’administration, Moïse BUTIMBUSHI, expert en droits humains, l’organisation a lancé un appel au respect des libertés fondamentales. Elle a fermement condamné les actes de torture et traitements inhumains qui auraient été infligés à une délégation de jeunes.

Une mission de suivi citoyen ciblée

Selon les informations recueillies par les mécanismes communautaires de protection, une délégation de jeunes, dont un certain Monsieur Christophe, aurait été victime de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants. Les faits se seraient produits lors d’une mission de suivi citoyen.

L’objectif de cette mission était de vérifier l’application d’une décision du Ministère national des Mines. Cette décision suspend temporairement les activités d’exploitation minière industrielle et semi-industrielle dans les territoires de Mwenga et Shabunda pour une durée de trois mois.

Rappel du cadre légal

Moïse BUTIMBUSHI a souligné l’importance du respect des lois : 

« La Constitution de la République démocratique du Congo garantit la dignité humaine et interdit formellement la torture ainsi que tout traitement cruel, inhumain ou dégradant. »

Il a également rappelé que ces garanties sont renforcées par les engagements internationaux de la RDC, notamment la Convention des Nations Unies contre la torture, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

L’article 61 de la constitution de la RDC stipule : « la personne humaine est sacrée et l’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. La personne humaine est inviolable. Aucune personne ne peut être soumise à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Cet article constitutionnel consacre le principe de dignité et interdit toute atteinte physique ou morale, même en période d’exception.

FOMIS exige justice

La FOMIS estime que ces faits, s’ils étaient avérés, constitueraient « une atteinte grave à l’intégrité physique et morale des victimes ainsi qu’au droit des citoyens de participer au contrôle de la gestion des ressources naturelles et au suivi des décisions publiques. »

L’organisation insiste : « Aucune personne ne peut être inquiétée, intimidée ou violentée pour avoir exercé pacifiquement ses droits reconnus par la loi. »

En conséquence, la FOMIS a condamné « avec la plus grande fermeté les violences infligées à Monsieur Christophe et à ses coéquipiers. »

Elle a demandé l’ouverture immédiate d’une enquête « indépendante, impartiale et transparente » afin d’identifier les auteurs présumés, leurs complices éventuels et les commanditaires, en vue de leur poursuite conformément aux lois de la République.

La Fondation a aussi appelé les autorités compétentes à assurer la protection des victimes et des témoins, et à garantir le respect des libertés fondamentales, de l’État de droit et des droits humains dans toutes les activités liées à la gouvernance des ressources naturelles.

Moïse BUTIMBUSHI a réaffirmé l’engagement de la FOMIS « en faveur de la justice, de la protection des droits humains et de la lutte contre toute forme de torture ou d’abus de pouvoir. »

Alvin BUZAKI

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page