Bukavu : Saison sèche en approche, la NDSCI alerte sur les risques liés à la poussière

À l’approche de la saison sèche, un voile de poussière menace de s’abattre sur Bukavu. La Nouvelle Dynamique de la Société Civile, NDSCI, tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation collective pour limiter les risques sanitaires.
Alain Mutiki, rapporteur de la NDSCI, décrit une situation qui revient chaque année :
« À l’approche de la saison sèche, la poussière s’élève partout ; elle se dépose sur les aliments vendus à même le sol et envahit les voies de circulation », déplore-t-il.
Un fléau urbain aux conséquences sanitaires
Selon lui, cette poussière s’est imposée comme un véritable fléau urbain. Le problème est aggravé par deux facteurs : le manque d’arrosage des routes et la proximité des zones d’habitation avec les dépotoirs. Résultat : propagation accrue des maladies respiratoires et infectieuses.
Pour se protéger, Alain Mutiki insiste sur des mesures simples mais essentielles : port de masques, couverture des denrées alimentaires, et nettoyage régulier des espaces publics.
« La population devrait prendre toutes les précautions pour prévenir les maladies liées à cette poussière », souligne-t-il.
Il rappelle que les affections respiratoires, le choléra et d’autres maladies hydriques restent des menaces persistantes pendant cette période. Mais la responsabilité ne revient pas uniquement aux citoyens.
Le rapporteur de la NDSCI interpelle aussi les autorités locales. Il leur demande de renforcer l’arrosage des zones les plus exposées et d’assurer une gestion efficace des déchets afin de réduire la concentration de particules dans l’air.
Responsabilité collective
Pour Alain Mutiki, la lutte contre les effets de la poussière doit s’inscrire dans une démarche collective : autorités, cadres de base et habitants doivent agir ensemble pour préserver la santé publique. L’objectif est clair : éviter une recrudescence des maladies pendant la saison sèche et garantir un environnement plus sain pour tous les habitants de Bukavu.
Alvin Buzaki



