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RDC-Affaire Sharp & Catalan : La FOMIS salue un "verdict historique" de la Haute Cour militaire

La Haute Cour militaire de Kinshasa a rendu son verdict en appel dans l’affaire de l’assassinat des experts de l’ONU Michael Sharp et Zaida Catalan, le 5 juin 2026. La Fondation Michael Sharp Jesse, FOMIS, parle d’un “pas décisif vers la justice” et d’une avancée contre l’impunité.

Peine de mort confirmée pour le Colonel Mambweni

La Cour a condamné à la peine de mort le Colonel Jean de Dieu Mambweni et plusieurs de ses coaccusés. Les faits remontent à mars 2017, dans la province du Kasaï, où les deux experts des Nations Unies avaient été tués.

Pour Moïse BUTIMBUSHI, expert en droits humains et président du Conseil d’Administration de la FOMIS, cette décision est forte :  

« La condamnation à la peine de mort du Colonel Jean de Dieu Mambweni ainsi que de plusieurs de ses coaccusés constitue une étape importante dans la quête de vérité et de justice pour les victimes, leurs familles et l’ensemble des défenseurs des droits humains attachés à la lutte contre l’impunité ».

D’un premier jugement à la condamnation

Ce verdict en appel fait suite à un premier jugement en janvier 2022. À l’époque, le Colonel Mambweni avait été condamné pour “non-assistance à personnes en danger” et “violation des consignes”, sans lien direct établi avec les assassinats.

Le ministère public militaire avait introduit un appel. La FOMIS y voit le résultat de son plaidoyer :  

« La Fondation considère que ce verdict constitue également un écho favorable au plaidoyer qu’elle a récemment mené en faveur de la reprise du procès devant la Haute Cour militaire à Kinshasa, après une longue période de silence et d’incertitudes ayant suscité de nombreuses inquiétudes parmi les défenseurs des droits humains et les proches des victimes ».

La justice doit continuer

La FOMIS salue la persévérance du ministère public militaire. Pour la Fondation, son travail a été crucial pour manifester la vérité et renforcer la confiance dans la justice congolaise.

Mais le combat n’est pas fini. Moïse BUTIMBUSHI appelle les autorités judiciaires et sécuritaires à aller plus loin : interpeller tous les auteurs présumés encore en fuite et identifier les éventuels commanditaires de ce crime.

« La FOMIS réaffirme son engagement indéfectible à promouvoir la justice, la vérité, la mémoire des victimes et à combattre l’impunité sous toutes ses formes, assurant que la lutte pour une justice pleine et entière se poursuivra ».

Par Alvin BUZAKI

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