RDC : Le Parc national de la Garamba retiré de la liste du patrimoine mondial en péril par l'UNESCO

Le Parc national de la Garamba, situé dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République démocratique du Congo, n’est plus inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO. La décision a été adoptée ce samedi 25 juillet 2026, à Busan, en République de Corée, lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, rapporte Actualité.CD.
Inscrit au patrimoine mondial depuis 1980, le parc avait été placé sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1984, en raison des menaces pesant sur sa biodiversité et ses écosystèmes. Retiré de cette liste en 1992 à la suite de progrès réalisés dans la conservation, il y avait été réinscrit en 1996 en raison de l’intensification du braconnage visant plusieurs espèces emblématiques.
Ce retrait constitue une étape majeure pour la conservation de la Garamba et reconnaît plusieurs décennies d’efforts consacrés à la protection de ce patrimoine naturel exceptionnel.
En novembre 2024, la République démocratique du Congo avait engagé un plaidoyer en faveur du retrait du parc de la liste des sites en péril. Lors de la COP16, organisée à Cali, en Colombie, le gouvernement congolais avait notamment mis en avant les progrès réalisés dans le cadre du partenariat établi avec African Parks, impliqué dans la gestion et la restauration du parc.
Créé en 1928, le Parc national de la Garamba couvre environ 5 000 km². Il est notamment connu pour sa riche biodiversité, comprenant des éléphants, des girafes du Nord, des hippopotames, des buffles et des okapis. Le parc est également associé à la conservation du rhinocéros blanc du Nord.
Longtemps affecté par l’insécurité et le braconnage, notamment dans un contexte marqué par l’activité de groupes armés dans la région, le parc est aujourd’hui géré par African Parks, en partenariat avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
Le retrait de la Garamba de la Liste du patrimoine mondial en péril marque ainsi une nouvelle étape dans les efforts de conservation de l’un des sites naturels les plus emblématiques de la République démocratique du Congo.
Par Alvin BUZAKI, pour Média-vert



