Mwenga : Des allégations de non-respect des mesures minières soulèvent des inquiétudes

Des informations préoccupantes émanant du territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu, suggèrent que l’arrêté ministériel 00305/CAB.MIN/MINES/01/2026 du 22 mai 2026 portant suspension des activités minières dans les territoires de Mwenga et de Shabunda pour une durée de trois mois, par des sociétés étrangères serait bafoué. Ces allégations, relayées par Pandji MAZAMBI, secrétaire de la société civile force vive Bureau de coordination de Mwenga, mettent en lumière une situation qui, si elle était avérée, constituerait une violation flagrante des décisions gouvernementales.
L’arrêté du Ministre National des Mines visait à réguler l’exploitation des ressources minières dans les territoires de Mwenga et de Shabunda, en restreignant l’activité des entreprises étrangères. Cependant, Pandji MAZAMBI a déclaré:
« Plusieurs informations en notre possession révèlent que cette mesure serait malheureusement violée par certains acteurs internes et externes. »
Cette déclaration souligne la persistance d’activités minières malgré l’interdiction, soulevant des questions sur l’efficacité de la mise en œuvre de la mesure.
Le cas le plus récent mentionné par la société civile remonte au samedi 6 juin 2026, où des activités minières « présumées contraires à cette décision gouvernementale continueraient à être observées » à Mitobo, dans le groupement des Banampute, chefferie de Wamuzimu. Ces observations indiqueraient une défiance envers l’autorité de l’État et un mépris des intérêts locaux.
Face à cette situation, Pandji MAZAMBI a lancé un « appel urgent au Gouvernement de la République Démocratique du Congo afin qu’une mission d’enquête soit dépêchée sur le terrain pour établir les faits et identifier les responsables. » Il a également insisté sur la nécessité de « sévèrement sanctionner conformément à la loi », toute personne impliquée dans cette « mafia minière et dans la violation des décisions de l’État. »
La société civile de Mwenga réaffirme que les ressources naturelles du territoire ne doivent « ni être pillées ni exploitées au mépris des intérêts de la population et de l’autorité de l’État. »
Ces allégations appellent à une vigilance accrue des autorités et à une action rapide pour garantir le respect de la législation minière et protéger les intérêts des communautés locales. Une enquête indépendante et transparente serait essentielle pour faire la lumière sur ces accusations et restaurer la confiance dans la gestion des ressources minières du pays.
Alvin BUZAKI


