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Uvira : la FOMIS dénonce l’assassinat d’un jeune par un militaire et appelle au respect des droits humains

La Fondation exige une enquête indépendante après la mort d’un jeune de 20 ans à bout portant

La Fondation Michael Sharp Jesse, FOMIS, organisation engagée dans la promotion des droits humains, la protection des civiles et le renforcement de la cohésion sociale,  exprime sa vive préoccupation face à la recrudescence des cas de tueries impliquant des agents de sécurité à Uvira. Ces agents ont pourtant pour mission d’assurer la protection de la population et de ses biens.

Un jeune abattu pour un téléphone 

Le dernier cas enregistré concerne l’assassinat tragique d’un jeune homme d’une vingtaine d’années. Selon plusieurs sources locales relayées par la FOMIS, il a été abattu à bout portant par un militaire identifié parmi les éléments communément appelés « Hiboux ».

L’incident serait survenu à la suite d’une altercation. La victime aurait refusé de remettre son téléphone portable au militaire. Ce dernier aurait alors fait usage de son arme, ôtant la vie au jeune homme sur-le-champ.

Violation grave du droit à la vie

La FOMIS condamne avec la plus grande fermeté cet acte. Pour l’organisation, il constitue une violation grave du droit fondamental à la vie, garanti par la Constitution de la République Démocratique du Congo ainsi que par les instruments internationaux de protection des droits humains.

Alors que les populations d’Uvira continuent de subir les conséquences psychologiques, sociales et économiques des conflits armés qui ont affecté la région, de tels actes ne font qu’accentuer le traumatisme collectif et renforcer le sentiment d’insécurité parmi les habitants.

Appel à enquête et à la discipline 

La FOMIS à travers son président du conseil d’Administration, M. Moïse Butimbushi, expert en Droits Humains, appelle les autorités compétentes à diligenter une enquête indépendante, impartiale et transparente. L’objectif : que toute la lumière soit faite sur ce drame et que les responsabilités soient établies conformément à la loi.

Par ailleurs, la Fondation recommande le renforcement des mécanismes de discipline au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, FARDC. Elle préconise aussi l’organisation régulière des formations et renforcements de capacités en matière de droits humains, de protection des civils, d’éthique professionnelle et de gestion des interventions sécuritaires.

Rappel de mission 

« La protection de la population doit demeurer la mission première des forces de défense et de sécurité. Aucun citoyen ne devrait perdre la vie aux mains de ceux qui ont pour mandat de le protéger », conclut la FOMIS.

Yves KITOGA

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