Mwenga : Alerte à Kibe sur un cas présumé de viol sur mineure, un enseignant interpellé.

La FOMIS appelle à renforcer la protection des enfants dans la chefferie de Wamuzimu.
Un cas présumé de viol sur une fille mineure a été signalé le 1er juin 2026 au village Kibe, groupement de Banakyungu, chefferie de Wamuzimu, territoire de Mwenga au Sud-Kivu.
L’alerte vient d’une dépêche publiée le 2 juin 2026 par la Fondation Michael Sharp Jesse, FOMIS, organisation de défense des droits humains.
L’auteur présumé déféré, la victime prise en charge
Selon les informations des mécanismes communautaires de protection relayées par la FOMIS, l’auteur présumé serait un enseignant d’un établissement secondaire de la localité.
À la suite de l’intervention des Comités Locaux de Protection, la personne mise en cause a été référée aux services judiciaires compétents. La victime, elle, a été orientée vers une structure sanitaire pour une prise en charge médicale.
La multiplication de ces cas menace les droits des enfants
Pour Moïse BUTIMBUSHI, expert en droits humains, président du conseil d’administration et cofondateur de la FOMIS, ces violences compromettent la santé, le développement psychologique et social des victimes.
« Les violences sexuelles sur mineurs constituent une menace sérieuse pour les droits fondamentaux des enfants », alerte-t-il.
Appel à la vigilance collective
La FOMIS appelle les parents, tuteurs et leaders communautaires à renforcer les mécanismes de protection et à dénoncer systématiquement tout cas présumé de violence sexuelle ou d’exploitation.
Pour Moïse BUTIMBUSHI, la lutte contre l’impunité passe par une collaboration étroite entre communautés, structures de protection et autorités judiciaires.
Alors que les enquêtes se poursuivent, cette alerte relance la question de la prévention des violences basées sur le genre dans les zones rurales de Mwenga.
Alvin BUZAKI


