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Uvira : Un nourrisson égorgé, Moïse BUTIMBUSHI appelle à une riposte urgente pour protéger les enfants

Un drame d’une rare atrocité a bouleversé la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, ce lundi 13 avril 2026. Dans le quartier Rugenge, en commune de Kavimvira, un homme d’environ 65 ans est accusé d’avoir égorgé un nourrisson de trois mois, profitant de l’absence de ses parents. Un acte qui a plongé toute la communauté dans l’effroi et ravivé les inquiétudes autour de la sécurité des enfants.

Selon des témoignages recueillis sur place, le suspect, présenté par certains habitants comme un présumé sorcier, aurait agi en pleine journée. « Nous sommes traumatisés. C’est un acte inimaginable », confie un riverain encore sous le choc. L’enfant, grièvement blessé, a été conduit d’urgence dans une structure sanitaire, tandis que la tension montait dans le quartier.

L’intervention rapide des forces de sécurité, appuyées par des groupes d’autodéfense locaux, a permis l’arrestation du présumé auteur, évitant ainsi un lynchage imminent. Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances exactes de ce crime qui indigne l’opinion publique.

Face à ce drame, Moïse BUTIMBUSHI, président du conseil d’administration et co-fondateur de la Fondation Michael Sharp Jesse FOMIS, monte au créneau.

« Ce qui s’est passé à Uvira est inacceptable. Nous sommes face à une faillite collective dans la protection des enfants. Il est urgent que l’État renforce les mécanismes de prévention et de réponse », déclare-t-il.

À travers cette prise de parole, Moïse et la Fondation Michael Sharp Jesse FOMIS appellent à une mobilisation immédiate des autorités et des communautés.

L’activiste des droits humains insiste également sur la nécessité de combattre certaines croyances qui alimentent ces violences.

« Les accusations de sorcellerie ne doivent jamais servir de prétexte à la barbarie. Nous devons investir dans la sensibilisation communautaire et l’éducation pour prévenir ces actes », ajoute-t-il.

Par ces mots, au nom de la Fondation Michael Sharp Jesse FOMIS, il plaide pour une approche durable axée sur la protection des plus vulnérables.

Ce drame remet au centre du débat la question de la justice populaire, de la sécurité des enfants et du rôle des autorités dans la prévention des violences.

Dans un contexte déjà fragile, les appels à l’action se multiplient pour éviter que de tels actes ne se reproduisent.

Alvin Buzaki

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