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Mwenga : La société civile alerte sur la précarité des femmes et enfants autochtones en pleine crise

À l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, célébrée ce dimanche 9 août 2026, la société civile de Mwenga tire la sonnette d’alarme. Entre insécurité, manque d’accès aux soins et discrimination, les femmes et enfants autochtones du Sud-Kivu paient le plus lourd tribut.

Le 9 août, journée dédiée aux peuples autochtones, la société civile de Mwenga a choisi de rendre hommage aux femmes autochtones, en particulier aux sages – femmes traditionnelles. Mais le message est aussi un cri d’alerte : les conditions de vie des communautés autochtones se détériorent dans ce territoire du Sud-Kivu.

Dans une déclaration signée par Pandji Mazambi Chrysologue, coordonnateur de l’Asbl ADIM et secrétaire de la Société civile Forces Vives de Mwenga, il met en lumière le rôle crucial de ces femmes.

Des gardiennes du savoir en première ligne

Dans plusieurs villages autochtones, les sages – femmes et détentrices de savoirs traditionnels assurent encore la prise en charge des accouchements et des soins de base.

Grâce à leur connaissance des plantes médicinales, elles compensent l’absence quasi-totale de centres de santé accessibles.

« Leur contribution prend toute son importance dans un contexte où l’accès aux services de santé de base demeure un véritable parcours du combattant », souligne Pandji Mazambi.

Une « double peine » à cause de l’insécurité

Le responsable pointe du doigt l’insécurité qui frappe l’Est de la RDC.

Les conflits armés obligent de nombreuses familles autochtones à fuir leurs villages pour se réfugier dans la forêt. Des zones qui deviennent à la fois abris et pièges.

« Ces communautés font face à une double peine », dénonce-t-il.

Entre violences, discriminations, faim, manque d’eau potable et absence de soins, la survie devient quotidienne. Malgré tout, ces femmes continuent d’assurer la protection de leurs familles. Pour la société civile, leur résilience et leurs savoirs méritent plus que du respect : ils méritent une protection concrète.

L’école, autre grand défi

L’appel porte aussi sur l’éducation. À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027, de nombreux enfants autochtones risquent encore de décrocher.

Cause : manque d’écoles, manque de bancs, de manuels et d’enseignants formés.

La société civile lance donc un appel urgent aux partenaires et personnes de bonne volonté pour soutenir la scolarisation des enfants autochtones de Mwenga.

Un plaidoyer pour les droits fondamentaux

Au-delà de l’urgence, l’acteur de la société civile réclame une meilleure prise en compte des droits des peuples autochtones : droit à la paix, à la santé, à l’éducation et à la protection sociale.

En l’occasion de cette journée, le message est clair : reconnaître le rôle des femmes autochtones et préserver les savoirs traditionnels, c’est aussi protéger la résilience de tout un peuple.

Par Yves KITOGA, pour Média-Vert

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