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28e commémoration du massacre de Kasika : Mwenga se souvient et appelle à la paix

28 ans après le drame, la mémoire reste vive.

Par Yves Kitoga – média-vert

Ce 24 août, le Territoire de Mwenga et la Chefferie de Luindi se sont unis pour commémorer les victimes du massacre de Kasika survenu le 24 août 1998.

Le Cadre de Concertation de la Société Civile de Wamuzimu s’est incliné devant la mémoire des plus de 1000 civils tués et a exprimé sa solidarité aux familles endeuillées ainsi qu’à tous ceux qui portent encore les séquelles de cette tragédie.

Retour sur les faits : Une journée endeuillée

Le 24 août 1998, au début de la deuxième guerre du Congo, des violences d’une extrême gravité ont frappé les villages de Kasika, Kilungutwe et Kalama. Plus de 1000 civils, majoritairement de la communauté Nyindu, ont perdu la vie. Des villages ont été incendiés et des familles entières décimées.

Parmi les victimes figuraient des figures respectées de la communauté : Le Mwami François Mubeza III, des membres de la cour royale, ainsi que plusieurs prêtres catholiques et religieuses.

Ces faits ont été documentés par le Rapport Mapping des Nations unies sur les violations graves des droits de l’homme en RDC entre 1993 et 2003.

« Nous voulons tourner la page, mais pas oublier »

A cette occasion, quelques survivants ont partagé leur douleur.

« Ce jour-là, la violence a frappé pendant que la population était rassemblée. Nous avons perdu le Mwami, des hommes d’église, des voisins. 28 ans après, la plaie est toujours là. Notre seul souhait c’est que cela ne se reproduise plus jamais », témoigne une sexagénaire, rescapée de Kasika, sous anonymat.

Un appel à la paix et à la justice

Prenant la parole, Bienfait Fadhili Mulonda Walubanda, coordonnateur de la société civile, a lancé un message d’unité.

« Nous nous inclinons devant la mémoire des victimes. Nous appelons toutes les parties à privilégier le dialogue et le respect de la vie humaine. Le peuple de Mwenga aspire à la paix, à la sécurité et à la dignité sur sa terre », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé l’importance de la justice et de la lutte contre l’impunité, comme le réclament de nombreuses organisations de défense des droits humains dont le Dr Denis Mukwege.

Mémoire pour ne plus recommencer

Pour la société civile de Wamuzimu, commémorer Kasika c’est refuser l’oubli et transmettre aux jeunes générations le devoir de paix.

« Que cette 28e commémoration renforce notre engagement commun pour un avenir sans violence au Sud-Kivu », a conclu M. Fadhili.

Rappel : Chaque 24 août, Mwenga se souvient des victimes de Kasika. Une mémoire pour honorer les disparus et construire la paix.

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