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Kabare : Des Bus de Transport en Commun en circulation, de Véritables Cercueils Ambulants

La sécurité des passagers qui est gravement compromise sur l’axe Essence-Kasihe dans le groupement de Mudusa en territoire de Kabare.

Elvis CIRIMWAMI, Président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile NDSCI Mudusa, lance un cri d’alarme concernant l’état déplorable des bus de transport en commun qui font aller et retour Essence-Kasihe. Selon lui, ces véhicules, loin d’être de simples moyens de locomotion, sont devenus de véritables « cercueils ambulants », mettant en péril la vie de la population de Mudusa et des villages avoisinants.

Le constat dressé par la NDSCI est effrayant.

Une négligence avancée caractérise l’entretien technique de ces bus, les chauffeurs et propriétaires ayant manifestement abandonné toute forme de maintenance. Elvis CIRIMWAMI détaille les défaillances majeures :

« Les portes sont défectueuses. La porte avant est bloquée, et la porte arrière est mal fixée, tombant souvent en pleine circulation », souligne-t-il.

À cela s’ajoute un manque criant d’équipements essentiels : absence de phares, de sonneries et de signalisation, rendant ces véhicules particulièrement dangereux, surtout la nuit ou par mauvaise visibilité. L’insalubrité est également un problème majeur. L’intérieur des engins est souvent sale, témoignant d’un mépris total pour le confort et l’hygiène des passagers. Plus grave encore, la surcharge est monnaie courante, et le non-respect des droits des passagers semble être la norme. Elvis CIRIMWAMI ne mâche pas ses mots : « Chaque jour qui passe, on joue avec la vie humaine », affirme-t-il, soulignant l’urgence d’une intervention.

Face à cette situation intolérable, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile NDSCI Mudusa interpelle avec insistance les autorités de la Police de Circulation Routière (PCR). Elvis CIRIMWAMI appelle à une implication urgente et concrète : « D’organiser une vérification technique digne de tous les bus Essence-Kasihe, pas seulement le papier ou dossier », insiste-t-il.

Il ne s’agit pas de se contenter de contrôles administratifs, mais bien d’une inspection rigoureuse de l’état mécanique des véhicules. La NDSCI Mudusa formule des recommandations claires et impératives. Il est primordial d’« interdire de circuler à tout bus dont les portes, phares, freins ne sont pas conformes », déclare Elvis CIRIMWAMI.

De plus, il appelle à des sanctions exemplaires contre les propriétaires qui, par appât du gain, « mettent les profits avant la vie humaine ».

Pour la NDSCI, la priorité doit être donnée à la sécurité technique des véhicules, car « la technique d’engin sauve plus de vies que des dossiers en règle ».

En conclusion, Elvis CIRIMWAMI rappelle un principe fondamental : « Protéger, c’est prévenir ».

Par Alvin BUZAKI

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