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Bukavu : Le MSCO dénonce la résurgence des cas de justice populaire

Le Mouvement des Sociétés Civiles du Congo (MSCO) s’élève contre la réapparition des cas de justice populaire dans la ville de Bukavu, après qu’un homme ait été tué par la population en colère dans le quartier Nkafu, commune de Kadutu.

Selon le Dr Baraka MUSOMBWA, président national du MSCO, l’incident s’est produit le 7 juillet 2026. L’infortuné, accusé de vol, a été pris à partie par une foule qui l’a lynché, lui ôtant la vie sans que les faits ne soient établis par les instances judiciaires compétentes.

« La vie humaine est sacrée et nul n’a le droit de l’arracher à l’autre. Seuls les cours et tribunaux sont habilités à identifier les coupables et à les condamner », a rappelé Dr MUSOMBWA.

Un appel à la vigilance et au respect de la loi

Le MSCO insiste sur la nécessité pour les citoyens de rester vigilants et de dénoncer les malfaiteurs auprès des autorités, plutôt que de se rendre justice eux-mêmes.

« La population doit être vigilante pour signaler les suspects, mais pas les condamner jusqu’à verser leur sang », a martelé le président du mouvement.

Il a également exhorté les services de sécurité présents dans la ville de Bukavu à mener des enquêtes sérieuses afin d’identifier et de sanctionner ceux qui continuent à pratiquer la justice populaire.

Un phénomène préoccupant

La justice populaire, souvent déclenchée par la frustration face à l’insécurité et au manque de confiance envers les institutions judiciaires, reste un phénomène récurrent dans plusieurs quartiers de Bukavu. Les organisations de la société civile craignent que ces pratiques ne fragilisent davantage l’État de droit et ne banalisent la violence dans la communauté.

À travers cette prise de position, le MSCO rappelle que la lutte contre l’insécurité ne peut se faire au détriment des droits humains.

Par Alvin BUZAKI

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