Kamituga : mort d'une jeune femme, la FOMIS dénonce l'insécurité persistante et réclame une enquête approfondie

L’émotion reste vive à Kamituga, en territoire de Mwenga, après la découverte, dans la matinée du lundi 13 juillet, du corps sans vie d’une femme d’une trentaine d’années au lieu dit Bishilu, dans le quartier Kalingi. Les circonstances exactes de ce décès n’ont pas encore été établies par les autorités, tandis que des informations recueillies auprès de sources locales évoquent une possible agression survenue avant sa mort.
Identifiée comme Nathalie Kibasomba, la victime résidait au quartier Lugundu/Kalingi. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, elle revenait d’une soirée lorsqu’elle aurait été interceptée par des individus non encore identifiés. Des soupçons d’agression sexuelle sont également évoqués, mais ces allégations restent à confirmer par les conclusions des enquêtes que les autorités sont appelées à diligenter.
Réagissant à cette nouvelle tragédie, Moïse Butimbushi, président du conseil d’administration et cofondateur de la Fondation Michael Sharp Jesse (FOMIS), a fermement condamné ce qu’il qualifie d’atteinte grave au droit à la vie. Expert en droits humains, il s’inquiète de la recrudescence des actes criminels dans le territoire de Mwenga.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte odieux. Il est préoccupant de constater qu’à Mwenga, des corps sans vie sont régulièrement découverts, traduisant une montée inquiétante de la criminalité. Cette situation ne peut être considérée comme une fatalité », déclare-t-il.
Pour lui, la protection des citoyens doit constituer une priorité absolue des autorités compétentes. Il estime que le renforcement des dispositifs de sécurité et la lutte contre l’impunité sont indispensables pour restaurer la confiance des populations.
« La sécurité des personnes et de leurs biens doit être au cœur de l’action publique. Les services compétents doivent ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les responsables de ce drame, les traduire devant les juridictions compétentes et prévenir la répétition de tels actes », insiste-t-il.
L’expert en droits humains appelle également les autorités judiciaires et sécuritaires à agir avec diligence afin que les circonstances de cette affaire soient établies dans le respect des procédures légales.
En attendant les résultats des investigations, ce nouveau drame relance les inquiétudes sur la situation sécuritaire dans le territoire de Mwenga, où les acteurs de la société civile multiplient les appels en faveur d’un renforcement de la protection des populations et d’une lutte plus efficace contre la criminalité.
Par Alvin BUZAKI



