Mwenga : Un nouveau comité de suivi installé pour pérenniser les acquis du projet « Femmes en Action »

Les acteurs locaux engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et la promotion des droits des femmes en territoire de Mwenga ont franchi une nouvelle étape vers la pérennisation des acquis du projet « Femmes en Action ». Réunis ce lundi 29 juin 2026 à l’hôtel Bana Mwenga, ils ont procédé à la restructuration du comité de suivi chargé de veiller à l’application du contrat social signé en 2024 en faveur de la protection des jeunes femmes, des femmes autochtones et des personnes vulnérables.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes en Action », porté par la Fondation Paul Gérin-Lajoie (FPGL) et le Jane Goodall Institute Canada (JGI Canada), mis en œuvre dans le territoire de Mwenga par Pilier aux Femmes Vulnérables Actives (PIFEVA) et ses partenaires, avec le financement d’Affaires mondiales Canada (AMC).
Le contrat social, signé en 2024 par les autorités territoriales et plusieurs parties prenantes locales, vise à renforcer la protection des femmes contre les violences basées sur le genre tout en favorisant leur accès à la terre, une gestion inclusive de la biodiversité et des ressources naturelles, ainsi que la prévention et la résolution pacifique des conflits.
Afin de garantir la mise en œuvre effective de ces engagements, un comité de suivi avait été institué dès la signature du contrat. Il rassemble notamment des représentants des chefferies de Basile et de Lwindi, des organisations de la société civile, des leaders communautaires, des chefs coutumiers, des gardiens des traditions, des services étatiques ainsi que des bénéficiaires du projet.
Un an et demi après la création de cette structure, les participants ont évalué son fonctionnement afin d’identifier les ajustements nécessaires pour assurer sa continuité au-delà de la clôture prochaine du projet.
Les échanges ont abouti à la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante composée de cinq membres. La présidence du comité est désormais assurée par Madame WAKUSOMBA MACHOZI Eugénie, assistée d’une vice-présidente, d’un secrétaire, d’un sensibilisateur et d’un communicateur. Les participants ont également adopté une nouvelle méthodologie de travail destinée à renforcer l’efficacité du comité dans l’exercice de ses missions.
Dans une perspective de durabilité, la coordination du comité a été confiée à la chefferie de Basile, qui assurera désormais l’animation et le suivi de ses activités après la fin du projet.
Selon Gabriel Beghani, chargé de l’Égalité, Genre et Intégration au sein de PIFEVA, le comité jouera un rôle essentiel dans le suivi des engagements pris à travers le contrat social.
« Le comité assurera le suivi des cas de violations des droits des femmes et, plus largement, des droits humains. Il documentera ces cas, accompagnera les victimes pour une prise en charge holistique et facilitera le référencement des survivantes des violences basées sur le genre ainsi que des autres personnes vulnérables vers les services compétents », a-t-il expliqué.
Au-delà de ce mandat de veille, cette structure devra également poursuivre les actions de sensibilisation auprès des communautés afin de promouvoir une culture de respect des droits des femmes, de prévenir les violences et de favoriser une cohabitation pacifique au sein des communautés.
La rencontre s’est achevée par une communication sur la phase finale du projet « Femmes en Action », dont les responsables ont rappelé l’importance de préserver les mécanismes communautaires mis en place afin que les avancées enregistrées au cours de sa mise en œuvre continuent de produire des effets durables dans le territoire de Mwenga.
Par Alvin BUZAKI



