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Fizi-Baraka : La FOMIS condamne l’assassinat d’un sexagénaire et alerte sur la dégradation de la situation sécuritaire au Sud-Kivu

L’assassinat d’un homme connu sous le nom de Kinga, âgé d’environ 60 ans, dans la soirée du jeudi 28 mai 2026 à Baraka Centre, suscite de vives inquiétudes au sein des organisations de défense des droits humains au Sud Kivu. La Fondation Michael Sharp Jesse FOMIS condamne fermement cet acte qu’elle considère comme révélateur de la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans cette partie de la province.

Selon les informations recueillies, des hommes armés non identifiés auraient fait irruption au domicile de la victime aux environs de 20 heures avant de lui tirer plusieurs balles à bout portant. La victime est décédée sur place tandis que les assaillants ont pris la fuite vers une destination inconnue après leur attaque.

À travers son communiqué, la FOMIS indique que ce drame intervient dans un contexte marqué par une multiplication des assassinats ciblés, des actes de banditisme armé et d’un climat grandissant de peur parmi les habitants de la ville de Baraka. Plusieurs citoyens dénoncent depuis plusieurs mois une détérioration progressive de la situation sécuritaire ainsi qu’une insuffisance des mécanismes de protection des populations civiles.

Moïse BUTIMBUSHI, expert en droits humains, président du conseil d’administration et cofondateur de la Fondation Michael Sharp Jesse, estime que cette situation constitue une grave violation du droit à la vie garanti par la Constitution de la République démocratique du Congo ainsi que par les instruments internationaux relatifs aux droits humains. Selon lui, l’augmentation des actes criminels dans certaines entités du Sud-Kivu nécessite des réponses urgentes et efficaces de la part des autorités compétentes.

Dans sa déclaration, Moïse BUTIMBUSHI appelle les services de sécurité et les instances judiciaires à ouvrir sans délai des enquêtes sérieuses, indépendantes et transparentes afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de cet assassinat. Il insiste également sur la nécessité de renforcer les dispositifs de sécurité pour protéger les populations civiles confrontées à l’insécurité grandissante.

Pour Moïse BUTIMBUSHI, le rétablissement de la confiance entre les citoyens et les institutions de sécurité demeure essentiel pour restaurer un climat de paix et de stabilité dans la ville de Baraka et ses environs.

À travers cette prise de position, la Fondation Michael Sharp Jesse réaffirme son engagement dans la promotion des droits humains, de la gouvernance sécuritaire et de la protection communautaire. La FOMIS appelle également les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures concrètes afin de prévenir de nouveaux actes de violence contre les civils au Sud-Kivu.

Alvin BUZAKI

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