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Sud-Kivu : Ebola et maladies de saison sèche, les autorités sanitaires appelées à renforcer la prévention

Un cas de virus Ebola a été confirmé mercredi 20 mai dans la zone de santé de Miti-Murhesa, au Sud-Kivu. Cette annonce tombe alors que la province entre dans la saison sèche, une période marquée par la recrudescence de maladies liées à la poussière, au manque d’eau potable et à la chaleur.

Une double alerte sanitaire

À Bukavu et dans plusieurs territoires environnants, la saison sèche s’accompagne chaque année d’une hausse des infections respiratoires, des conjonctivites et des cas de déshydratation. Les routes poussiéreuses, l’accès limité à l’eau potable et les difficultés d’assainissement exposent surtout les quartiers populaires densément peuplés.

La confirmation du cas d’Ebola ajoute une nouvelle source d’inquiétude. Les autorités sanitaires poursuivent les investigations et la surveillance, mais les spécialistes rappellent que la prévention reste l’outil le plus efficace pour éviter une propagation.

Prévenir face au manque d’eau

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne infectée ou décédée. Or, dans plusieurs zones dans la province du Sud-Kivu, l’accès à l’eau potable reste limité, ce qui complique le respect des gestes d’hygiène.

Parmi les mesures préventives recommandées, le lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon, ou l’utilisation d’une solution hydroalcoolique, se prévenir de tout contact avec des personnes présentant fièvre, vomissements, saignements ou fatigue intense, le signalement rapide de tout cas suspect aux structures sanitaires les plus proches.

Saison sèche : des risques connus

Au-delà d’Ebola, la poussière favorise la grippe, la toux chronique, l’asthme et les allergies respiratoires, particulièrement chez les enfants et les personnes âgées. Le manque d’eau potable accroît le risque de maladies diarrhéiques et d’infections liées à une mauvaise hygiène.

Afin de limiter ces effets, les services de santé conseillent une consommation uniquement de l’eau potable ou traitée, le nettoyage fréquent des habitations, un arrosage des parcelles poussiéreuses quand c’est possible et le port d’un masque ou un cache-nez dans les zones très exposées à la poussière.

Appel à l’action

Dans une province déjà fragilisée par l’insécurité et l’accès difficile aux soins, observateurs et acteurs sanitaires estiment urgent d’intensifier les campagnes de sensibilisation. Le renforcement de la surveillance, l’amélioration de l’accès à l’eau et l’implication des leaders communautaires sont jugés déterminants pour éviter une crise sanitaire plus large.

Alors que la saison sèche débute sous tension, les populations attendent une réponse coordonnée des autorités provinciales et des partenaires de santé publique.

Alvin Buzaki

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