Sud Kivu : La NSCC Mwenga accuse certaines écoles de perception illégale des frais aux finalistes malgré l’interdiction du gouvernement

La Nouvelle Société Civile Congolaise NSCC de Mwenga dénonce ce qu’elle considère comme une violation manifeste des mesures prises par le gouvernement congolais concernant la gratuité des épreuves certificatives dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.
L’organisation citoyenne affirme que plusieurs établissements scolaires continuent d’imposer des frais aux élèves finalistes alors qu’un communiqué officiel interdit clairement toute perception d’argent liée à ces examens.
Mwekwa MIZUMBI, président de la Nouvelle Société Civile Congolaise de Mwenga, condamne fermement cette pratique qu’il qualifie de pression injuste exercée sur des parents déjà confrontés à une situation économique difficile. Selon lui, certains chefs d’établissements secondaires exigent des montants variant entre 25 000 et 100 000 francs congolais aux élèves finalistes pour leur participation notamment à l’épreuve de dissertation déjà organisée. Il estime que ces responsables scolaires agissent en contradiction directe avec les instructions du ministère de l’Éducation nationale.
Dans son observation, la NSCC rappelle que le communiqué officiel portant la référence MINEDU NC IGE IPP SK3 67 0024 2026 interdit pourtant l’exigence des frais de participation aux épreuves certificatives notamment l’ENAFEP, le TENASOSP et l’Exetat édition 2026 dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. Cette mesure avait été annoncée dans un contexte marqué par les difficultés socio économiques et sécuritaires auxquelles font face plusieurs familles de ces régions.Pour Mwekwa MIZUMBI, le non respect de cette décision traduit une forme d’impunité qui fragilise davantage les parents d’élèves. Le président de la NSCC regrette que certains responsables scolaires semblent ignorer les dispositions du communiqué alors que celui ci précise clairement que les autorités éducatives locales doivent assurer une large diffusion de la mesure et veiller à son application stricte.
La NSCC recommande par ailleurs la restitution sans condition des sommes déjà perçues auprès des parents. L’organisation estime que ces derniers sont victimes de pratiques abusives menées au détriment du droit des enfants à accéder aux examens dans des conditions conformes aux décisions gouvernementales.
Dans sa déclaration, Mwekwa MIZUMBI met également en garde les chefs d’établissements primaires contre toute tentative d’imposer des frais similaires aux candidats de l’ENAFEP. Il appelle les services éducatifs à renforcer les mécanismes de contrôle afin d’éviter que cette situation ne s’étende à d’autres niveaux du système scolaire.
Alors que les épreuves certificatives proprement dites se préparent dans plusieurs territoires du Sud Kivu, cette sortie médiatique de la Nouvelle Société Civile Congolaise relance les préoccupations autour du respect des mesures gouvernementales dans le secteur éducatif et de la protection des familles confrontées à une conjoncture économique de plus en plus difficile.
Alvin BUZAKI



