Droit de la Femme/ Droit de l'Enfant

Kamituga : un enfant fauché par la barbarie, la FOMIS crie à l’injustice et à l’abandon

La ville de Kamituga, en territoire de Mwenga, replonge une fois de plus dans l’horreur. Un nouvel acte de violence vient assombrir un quotidien déjà marqué par l’insécurité persistante. Un enfant a été froidement abattu par un élément armé incontrôlé. Selon des sources concordantes, la victime serait le fils du propre frère de l’assaillant, une tragédie qui dépasse l’entendement et illustre la dégradation alarmante du tissu social dans cette région du Sud-Kivu.

Ce drame suscite une vive émotion au sein de la population locale ainsi que chez les organisations de la société civile et de défense des droits humains, qui dénoncent une spirale de violences incontrôlées. Les voix s’élèvent pour condamner un climat d’impunité devenu insoutenable, où même les enfants, pourtant les plus vulnérables, ne sont plus épargnés.

Parmi les réactions les plus poignantes, celle de la Fondation Michael Sharp Jesse (FOMIS) se distingue par son ton à la fois grave et indigné. Engagée dans la lutte pour une justice équitable, notamment pour les experts des Nations Unies assassinés en RDC, la fondation étend aujourd’hui son plaidoyer à cet enfant injustement arraché à la vie.

Dans une déclaration empreinte de douleur, Moïse BUTIMBUSHI, président du conseil d’administration et cofondateur de la FOMIS, a tenu à exprimer toute l’indignation de son organisation :

« La Fondation Michael Sharp Jesse (FOMIS) est profondément préoccupée et attristée par les violences et les meurtres qui se déroulent actuellement dans la ville de Kamituga et en territoire de Mwenga. La FOMIS est choquée et attristée par ces actes de barbarie : tueries, extorsions de biens, tortures commises contre des civils innocents, et surtout contre les enfants qui méritent une protection spéciale pendant cette période de conflit armé. »

Poursuivant son intervention, il a ajouté :

« La FOMIS présente ses très sincères condoléances et sa compassion à toute la population de la ville de Kamituga et du territoire de Mwenga, ainsi qu’aux familles qui ont perdu les leurs. La FOMIS dénonce fermement ces actes de violence et appelle les auteurs à abandonner ces exactions contre leurs propres parents, frères, sœurs et amis. Elle demande aux autorités compétentes de prendre des mesures idoines pour protéger les populations civiles et traduire les responsables en justice. La FOMIS est unie dans la douleur et la solidarité avec toutes les victimes et leurs familles. »

Au-delà de l’émotion, cette énième tragédie remet au centre du débat la question cruciale de la protection des civils dans les zones en proie aux conflits armés. L’assassinat de cet enfant, symbole d’innocence brisée, sonne comme un cri d’alarme face à l’urgence d’une réponse forte et immédiate des autorités.

Alvin BUZAKI

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