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Sud-Kivu : Embuscades meurtrières à Fizi et Kalehe, la FOMIS alerte sur une spirale de violence inquiétante

La recrudescence des attaques armées dans les territoires de Fizi et Kalehe ravive les inquiétudes sur la sécurité des civils dans l’Est de la République démocratique du Congo. En l’espace de quelques heures, deux incidents graves ont été signalés, illustrant une dégradation préoccupante de la situation sur le terrain.

Dans une alerte rendue publique, Moïse Butimbushi, président du conseil d’administration et cofondateur de la Fondation Michael Sharp Jesse FOMIS, dénonce une montée des violences ciblant directement les civils.

Le premier cas s’est produit à Baraka, dans le quartier Mwemezi, aux environs de 19 heures. Un motocycliste a été victime d’une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés. Selon les informations recueillies, certains assaillants portaient des tenues militaires, semant davantage la confusion. Le conducteur, trompé par un individu s’exprimant en lingala, a été conduit vers un piège avant d’être violemment attaqué. Grièvement blessé, il a été dépouillé de sa moto.

Quelques heures plus tôt, dans le territoire de Kalehe, un autre drame s’est joué dans le village de Gaka, groupement de Kalonge. Aux alentours de 18h15, un jeune homme a été pris pour cible lors d’une embuscade menée par des hommes armés non identifiés. Atteint par balle, il a succombé à ses blessures, plongeant la communauté locale dans la consternation.

Pour la FOMIS, ces attaques ne relèvent pas de faits isolés. Elles traduisent une insécurité persistante alimentée notamment par la circulation d’hommes armés et la présence d’éléments d’autodéfense incontrôlés dans certaines zones. Une situation qui fragilise davantage les populations déjà exposées.

Face à ces risques, Moïse Butimbushi, expert en droits humains, appelle à des mesures urgentes de prévention. Il recommande notamment aux motocyclistes d’éviter les déplacements nocturnes, de redoubler de vigilance et de signaler tout comportement suspect.

Par ailleurs, la fondation interpelle les autorités nationales sur la nécessité de renforcer le programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS), considéré comme un levier essentiel pour réduire la prolifération des groupes armés et restaurer l’autorité de l’État.

Alvin Buzaki

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