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Kabare : un chef de village abattu, la FOMIS dénonce une spirale meurtrière

Un nouvel acte de violence est venu assombrir la situation sécuritaire déjà fragile dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Dans le territoire de Kabare, des tirs à bout portant ont coûté la vie à Badesire Nanindja Gilbert, chef du village Murhume, suscitant indignation et inquiétude au sein de la population locale.

Selon les informations recueillies par les comités de protection de la Fondation Michael Sharp Jesse (FOMIS), la victime aurait été ciblée par des éléments incontrôlés affiliés à un groupe armé. L’attaque, survenue en pleine journée, n’a laissé aucune chance à ce notable local, également frère cadet du Mwami Nanindja.

Pour Moïse Butimbushi, expert en droits de l’homme et président du Conseil d’administration de la FOMIS, cet assassinat illustre une dérive alarmante.

« La vie humaine est sacrée. Aucun contexte ne peut justifier de telles exactions contre des civils », insiste-t-il, condamnant fermement cet acte qu’il qualifie d’atteinte grave aux principes fondamentaux des droits humains.

Sur le terrain, la peur gagne les habitants, tandis que les structures locales de gouvernance apparaissent de plus en plus vulnérables. L’assassinat d’un chef de village, figure d’autorité et de médiation, fragilise davantage le tissu social déjà éprouvé par des années de conflits.

Face à cette situation, la FOMIS plaide pour un sursaut collectif en faveur de la protection des civils et du respect de la loi. Elle appelle également à l’ouverture d’enquêtes indépendantes pour faire toute la lumière sur ce drame et traduire les responsables en justice.

Alvin Buzaki

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