Kitutu : Eau insalubre, santé fragile et vie chère, la société civile tire la sonnette d’alarme

Dans la chefferie de Wamuzimu, en territoire de Mwenga, la localité de Kitutu traverse une crise silencieuse mais profonde. Dans une dépêche engagée, Pandji Mazambi Chrysologue, responsable de communication et médias au sein de la société civile force vive bureau de coordination territoriale de Mwenga, dresse un tableau inquiétant d’une communauté confrontée à des défis vitaux.
Selon Pandji Mazambi, l’accès à l’eau potable est devenu un véritable parcours du combattant pour les habitants. Faute d’infrastructures adéquates, plusieurs ménages s’approvisionnent dans des sources non sécurisées, exposant ainsi toute une population à des maladies hydriques. Dans des structures sanitaires déjà fragilisées, l’afflux de malades dépasse largement les capacités d’accueil et de prise en charge.
Mais la crise ne s’arrête pas à l’eau et à la santé. L’environnement de Kitutu se dégrade à vue d’œil. Déboisement incontrôlé, prolifération des déchets plastiques et érosion des sols menacent l’équilibre écologique de la zone. Pour Pandji Mazambi Chrysologue, cette situation n’est plus une simple alerte : elle constitue une menace directe pour les générations futures.
Face à ce constat alarmant, la société civile hausse le ton. Elle appelle les autorités à sortir de leur silence et à poser des actes concrets. Réhabilitation urgente des points d’eau, renforcement des centres de santé en médicaments et en personnel, mais aussi mise en place d’initiatives locales pour la gestion des déchets figurent parmi les priorités évoquées.
Déterminé, Pandji Mazambi Chrysologue assure que la société civile ne baissera pas les bras. « Kitutu mérite mieux », insiste-t-il en substance, promettant de continuer à porter la voix d’une population longtemps laissée en marge.
Alvin Buzaki



