Kamituga : La mairie suspend la CNPR pour éviter l’escalade avec les motocyclistes

À Kamituga, le climat s’est brusquement alourdi ce vendredi 10 avril 2026. Face à des tensions croissantes entre les agents de la Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR) et les motocyclistes, les autorités urbaines ont pris une décision forte celle de suspendre temporairement les activités de ce service sur certains axes sensibles de la ville.
Agissant sur instruction du maire titulaire, Alexandre Bundya M’pila, le maire adjoint Alexandre Faradja Yogolelo a privilégié l’apaisement. Objectif affiché : contenir une situation jugée préoccupante et prévenir tout dérapage susceptible de troubler l’ordre public.
Sur le terrain, la contestation est vive. Au poste de contrôle installé à Tukolo/Kalingi, dans la commune de Bitanga, des motocyclistes dénoncent des pratiques qu’ils estiment contraires à la mission de la CNPR. Ils accusent certains agents d’exiger des paiements aux conducteurs, une dérive qui, selon eux, s’éloigne du rôle pédagogique de cette structure censée promouvoir la sécurité routière.
Pour comprendre l’ampleur du malaise, le maire adjoint s’est personnellement rendu sur place. Entre écoute des griefs et appel au calme, il a tenté de désamorcer les tensions, tout en annonçant la tenue d’une réunion d’harmonisation prévue le 13 avril à la mairie. Une rencontre cruciale qui devrait réunir toutes les parties afin de dégager une solution durable.
En parallèle, la tournée des autorités s’est étendue à d’autres points stratégiques, notamment au pont Lubyala, où les agents de la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre poursuivent leurs opérations de sécurisation, ainsi qu’au poste de Kabukungu à Makaza.
À travers ces démarches, la mairie de Kamituga affiche une volonté claire, rétablir l’ordre sans brutalité, renforcer la coordination des services et restaurer la confiance entre les institutions et les usagers de la route.
En attendant les conclusions des discussions annoncées, la suspension des activités de la CNPR sonne comme une mesure d’urgence, mais aussi comme un signal fort.
Alvin Buzaki



