Bukavu : Face à une pêche destructrice dans la rivière Ruzizi, la société civile de Mudusa tire la sonnette d’alarme

La rivière Ruzizi, trait d’union vital entre le lac Kivu et le lac Tanganyika, fait aujourd’hui face à une menace écologique grandissante. En cause, des pratiques de pêche illégale qui compromettent sérieusement l’équilibre de cet écosystème stratégique.
« Depuis près de dix mois, des pêcheurs en provenance d’Idjwi se sont installés sur les berges de la Ruzizi et utilisent des filets à mailles prohibées », alerte Elvis CIRIMWAMI, président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile de Mudusa.
À travers cette déclaration, il met en lumière une occupation prolongée et préoccupante des zones de pêche.
Selon ses explications, l’utilisation des filets à mailles n°1, n°2 et n°3 constitue le nœud du problème.
« Ces engins, surtout le filet n°1, capturent indistinctement toutes les espèces, y compris les alevins, compromettant ainsi le renouvellement des ressources halieutiques », précise Elvis ; une pratique jugée particulièrement destructrice pour la biodiversité aquatique.
Face à cette situation, la réaction de la société civile se veut ferme.
« Nous condamnons avec la toute dernière énergie ces méthodes de pêche qui détruisent nos richesses sans aucune mesure de gestion durable », martèle-t-il, insistant sur l’urgence d’une prise de conscience collective.
Dans la foulée, des recommandations claires sont formulées.
« Nous appelons les autorités compétentes à s’impliquer urgemment pour protéger ce patrimoine commun, notamment en interdisant strictement ces techniques et en instaurant des contrôles réguliers ».
Alors que la pression humaine s’intensifie sur la Ruzizi, la sonnette d’alarme est désormais tirée.
Reste à savoir si cet appel sera entendu à temps pour éviter des conséquences écologiques irréversibles.
Alvin Buzaki



