Mwenga : Deux incidents rapportés ravivent les préoccupations sur la sécurité des civils

Un flash de la Fondation Michael Sharp Jesse fait état de deux incidents présumés survenus les 5 et 6 octobre dans différentes zones du territoire de Mwenga. La FOMIS appelle au renforcement de la protection des civils et à l’ouverture d’enquêtes pour établir les circonstances et les responsabilités.
Par Alvin BUZAKI, Média-Vert, Sud-Kivu
Dans le territoire de Mwenga, deux incidents sécuritaires rapportés par la Fondation Michael Sharp Jesse (FOMIS) suscitent de nouvelles préoccupations concernant la protection des populations civiles. Dans un flash publié le 6 octobre 2026, l’organisation fait état d’un cas de violence présumée contre un jeune homme dans le groupement de Baligi et d’un homicide présumé à Kitamba, dans le groupement de Batumba.
Le document est signé par Moïse BUTIMBUSHI, expert en droits humains, président du Conseil d’Administration et co-fondateur de la FOMIS.
Un jeune homme retrouvé mort sur le chemin de G15
Selon la FOMIS, le premier incident aurait eu lieu le 5 octobre 2026 à proximité du site G15, dans le groupement de Baligi, en chefferie de Wamuzimu.
L’organisation rapporte que Kilosho Baraka Rick-Ross aurait été violemment torturé par des hommes armés non autrement identifiés alors qu’il tentait de regagner Kamituga. Grièvement blessé, il aurait ensuite été retrouvé sans vie le 6 octobre sur le chemin menant vers G15.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent toutefois pas d’établir indépendamment les circonstances exactes de sa mort ni de déterminer avec certitude le lien entre les violences qui lui sont attribuées et son décès.
Le second incident aurait été enregistré le 5 octobre à Kitamba, dans le groupement de Batumba, en chefferie de Basile.
D’après la FOMIS, un homme aurait été tué par des hommes armés non autrement identifiés après leur intrusion à son domicile.
Des risques qui touchent aussi les déplacements des civils
Au-delà des deux incidents rapportés, la FOMIS attire l’attention sur les risques auxquels peuvent être exposées les populations civiles, notamment celles qui se déplacent entre différentes localités.
Dans les contextes caractérisés par la présence d’hommes armés et par une faible capacité de contrôle de certains espaces, les déplacements peuvent devenir un facteur supplémentaire d’exposition aux violences. La protection des civils implique dès lors non seulement la sécurisation des lieux d’habitation, mais également la possibilité de circuler sans être exposé à des menaces arbitraires.
Un appelle à des enquêtes
Face à ces incidents, la Fondation Michael Sharp Jesse appelle les autorités compétentes à renforcer les mesures de protection et de sécurisation des populations civiles.
Elle demande également que des enquêtes soient diligentées afin d’établir les circonstances des faits et les éventuelles responsabilités.
Cet appel intervient dans un contexte où l’établissement des faits demeure essentiel. Pour les organisations de défense des droits humains, documenter un incident ne consiste pas uniquement à rapporter un décès ou une agression : il s’agit également de déterminer, autant que possible, où, quand, comment et dans quelles circonstances les faits se sont produits, tout en distinguant les informations vérifiées des allégations qui restent à confirmer.
La protection des civils au cœur des préoccupations
Les deux incidents rapportés à Mwenga remettent ainsi au premier plan la question de la sécurité des populations civiles dans certaines zones du territoire.
Sans permettre, à eux seuls, de conclure à une évolution générale de la situation sécuritaire dans l’ensemble de Mwenga, ces signalements montrent néanmoins l’importance d’une surveillance régulière des risques auxquels les habitants peuvent être confrontés.
Pour la FOMIS, la réponse passe notamment par le renforcement de la protection des civils, la conduite d’enquêtes crédibles et la garantie de la liberté de mouvement dans des conditions sécurisées.



