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Uvira : La FOMIS, par la voix de Moïse BUTIMBUSHI sonne l’alarme face à l’escalade de l’insécurité à Uvira

L’assassinat récent d’un civil dans le quartier Kalundu a ravivé les craintes d’une insécurité grandissante dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo. Un drame de plus, qualifié de « lâche et inacceptable », qui met en lumière les fragilités persistantes du dispositif sécuritaire local.

Sous le choc, la population exprime sa colère et son inquiétude. Dans les rues comme dans les foyers, un même appel résonne, celui d’une intervention urgente des autorités pour enrayer la spirale de violence qui semble s’installer durablement.

Dans une interview accordée à Média-Vert, Moïse Butimbushi, expert en droits humains et président du conseil d’administration de la Fondation Michael Sharp Jesse FOMIS, n’est pas passé par quatre chemins. Il condamne avec la plus grande fermeté cet acte qu’il qualifie de « barbare », dénonçant une atteinte grave à la dignité humaine et à la sécurité des citoyens.

« La FOMIS condamne sans réserve cet assassinat qui endeuille une fois de plus la population d’Uvira et ses environs », déclare-t-il.

Pour lui, ce crime n’est pas un fait isolé, mais le symptôme d’un malaise sécuritaire plus profond. Il exige que justice soit rendue à la victime et appelle à une réaction rapide et efficace des autorités politico-administratives ainsi que des services de sécurité.

Au-delà de la condamnation, l’expert pointe du doigt les failles du système actuel. La répétition de tels actes violents, selon lui, révèle une insuffisance dans les mécanismes de prévention et de protection.

« Il est impératif de renforcer immédiatement les dispositifs sécuritaires afin de garantir la protection des civils », insiste-t-il.

Face à cette situation préoccupante, la FOMIS plaide pour des mesures concrètes et durables. Parmi les recommandations formulées figure notamment l’organisation de bouclages ciblés pour traquer les individus armés et hors-la-loi qui terrorisent la population.

Dans une ville où la peur gagne du terrain, la restauration de la sécurité apparaît plus que jamais comme une priorité absolue. Pour la FOMIS, il ne s’agit pas seulement de répondre à l’urgence, mais de reconstruire la confiance entre les citoyens et les institutions chargées de les protéger.

Alvin Bukazi

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