Kabare : Malades séquestrés, biens confisqués dans certaines structures sanitaires dans la zone de santé de Nyantende ; le cri d’alarme glaçant de la société civile

Une onde d’indignation traverse le groupement de Mudusa, dans la zone de santé de Nyantende en territoire de Kabare. Ce jeudi 26 mars, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCi) de Mudusa a levé le voile sur des pratiques aussi choquantes qu’inhumaines au sein de certaines structures sanitaires locales.
À travers la voix d’Elvis Cirimwami, c’est un système d’exploitation des malades les plus vulnérables qui est dénoncé, dans un contexte où la détresse devient un terrain fertile pour les abus.
Selon cet acteur de la société civile, plusieurs structures sanitaires dites « pirates » ainsi que certaines structures privées profiteraient de la vulnérabilité des patients pour leur soutirer des sommes d’argent, au mépris total des règles éthiques et des lois en vigueur. Des témoignages concordants font état de pratiques alarmantes, des biens personnels saisis de manière illégale et des malades retenus contre leur gré pour non-paiement de factures médicales.
« Structures sanitaires pirates ainsi que privées dans la zone de santé de Nyantende, groupement de Mudusa profitent de la vulnérabilité des malades pour les exploiter, chose inacceptable. La pratique de saisie illégale des biens et la rétention des malades en raison de factures impayées sont des actes illégaux et contraires à l’éthique médicale », dénonce Elvis Cirimwami, visiblement préoccupé par l’ampleur du phénomène.
Dans une région déjà fragilisée par des défis socio-économiques persistants, ces dérives plongent davantage les familles dans la détresse. Pour la NDSCi Mudusa, il ne s’agit plus de simples irrégularités, mais bien d’une crise morale et sanitaire qui appelle une réponse urgente.
Face à cette situation, la structure citoyenne tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités compétentes à agir sans délai. Elle insiste sur la nécessité d’un encadrement strict du secteur de la santé dans la zone concernée. Parmi les mesures proposées figurent la sensibilisation des prestataires de soins sur les droits des patients, la mise en place de mécanismes rigoureux de contrôle et de surveillance, ainsi que l’application de sanctions exemplaires contre les structures fautives.
« Les droits des patients doivent être respectés, et il est essentiel de protéger les plus vulnérables », rappelle la NDSCi, dans un plaidoyer empreint d’urgence et d’humanité.
Alors que les regards se tournent désormais vers les autorités sanitaires et administratives, à Nyantende, la santé semble, tragiquement, avoir un prix que seuls les plus démunis continuent de payer au prix fort.
Alvin BUZAKI



