Mwenga : Protéger les plantes médicinales, c’est protéger la vie des communautés riveraines de la RNI

À l’occasion de la Journée mondiale de la vie sauvage célébrée chaque 3 mars de l’année, le Cadre de concertation de la société civile du territoire de Mwenga (CCTSC-Mwenga) appelle les populations à redoubler d’efforts pour préserver l’écosystème local, en particulier celui de la Réserve naturelle d’Itombwe, poumon écologique et patrimoine vital pour les communautés riveraines.
Placée sous le thème mondial « Plantes médicinales et aromatiques : conserver la santé, l’héritage et les moyens d’existence », cette édition 2026 met en lumière le rôle crucial des espèces végétales dans la santé, la culture et l’économie des peuples, tout en soulignant les menaces croissantes qui pèsent sur elles.
Dans une interview accordée à Média-Vert, MUKAMBA MILENGE Henri, coordonnateur du Cadre territorial de concertation de la société civile de Mwenga, rappelle que la vie sauvage désigne l’ensemble des êtres vivants évoluant encore à l’état naturel, non domestiqués par l’homme.
Instituée par les Nations unies, la Journée mondiale de la vie sauvage vise à sensibiliser sur la beauté et la richesse de la faune et de la flore, mais surtout sur la nécessité de leur préservation.
Il insiste que « L’homme reste le plus grand prédateur de l’écosystème. Protéger la vie sauvage, c’est protéger notre propre avenir ».
Dans le territoire de Mwenga, la faune et la flore font face à de graves menaces : perte d’habitat, changement climatique, pollution, exploitation minière incontrôlée et braconnage. Des pressions qui fragilisent particulièrement les équilibres écologiques de la Réserve naturelle d’Itombwe.
Les plantes médicinales : un trésor pour les communautés riveraines
Le thème de cette année trouve un écho particulier à Mwenga, les plantes médicinales et aromatiques jouent un rôle vital dans la médecine traditionnelle locale. Leurs vertus antibactériennes et anti-inflammatoires contribuent aux soins de santé primaires de nombreuses familles vivant à proximité de la forêt.
Au-delà de leur valeur thérapeutique, la récolte et le commerce de ces plantes constituent une source importante de revenus pour plusieurs ménages. Elles participent ainsi directement aux moyens de subsistance des populations riveraines d’Itombwe.
Le CCTSC-Mwenga invite la population à adopter des pratiques responsables afin de préserver ces richesses naturelles pour les générations futures.
« Il est urgent que chacun prenne conscience de l’importance de protéger ces ressources contre la surexploitation et la dégradation de l’environnement, afin de maintenir l’équilibre écologique de notre territoire », souligne MUKAMBA MILENGE Henri.
En cette Journée mondiale de la vie sauvage, Mwenga est ainsi appelée à faire de la conservation non pas une contrainte, mais un engagement collectif pour un avenir durable.
Alvin BUZAKI



