Droit de la Femme/ Droit de l'Enfant

Sud-Kivu : L’inaction, un maillet qui condamne des milliers d'enfants.

Dans la partie orientale, au Sud-Kivu et particulièrement en territoire de Mwenga, la crise humanitaire atteint des sommets de détresse que les chiffres ne suffisent plus à décrire en RDC.

Ici, visiblement l’enfance serait piégée entre les déplacements forcés, les violences armées et une indifférence internationale qui s’apparente à une non-assistance.

L’urgence psychomédicale; stress toxique à l’état pur

Des milliers d’enfants vivent en état d’alerte permanent. L’activation constante de l’axe HPA (réponse au stress) due aux bruits des combats et aux fuites à répétition altère durablement leur développement neurologique.

Couplé par le traumatisme des déplacés, la perte des repères familiaux crée des chocs post-traumatiques complexes. Cette enfance semble être condamnée à une détresse psychique à vie sans intervention psychologique.

La malnutrition comme arme silencieuse

L’accès limité aux zones de santé au Sud-Kivu, aggraverait selon plusieurs sources recoupées la malnutrition sévère. Ce n’est pas seulement une question de faim, c’est une barrière physiologique au développement cognitif de toute une génération.

Un appel à la responsabilité collective

Le Sud-Kivu ne pourrait plus être une « crise oubliée ». En tant que professionnels de santé, décideurs et citoyens du monde, le devoir de dénoncer devrait être une priorité.

La reconstruction d’une société passe par la guérison des traumatismes de ses plus jeunes membres.

Détourner le regard, occasionnerait au trauma de devenir l’unique héritage pour ces enfants.

Une mobilisation collective, serait une panacée afin que le droit à la santé et à la protection devienne une réalité tangible dans les collines du Kivu.

PAMPHILE MULUMEMOY

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