Aires Protégées

Sud-Kivu : Là où la nature parle, la jeunesse espère; l’écotourisme, trésor vivant du Sud-Kivu

Au Sud-Kivu, malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants, la nature continue de dévoiler ses merveilles.

Ladislas WITANENE, acteur de la société civile environnementale, met en lumière un potentiel écotouristique exceptionnel encore sous-exploité. Entre le Lac Kivu, l’Île d’Idjwi riche en activités culturelles, le Parc National de Kahuzi-Biega abritant les emblématiques gorilles de Grauer, ou encore la Plaine de la Ruzizi reconnue pour sa biodiversité exceptionnelle, la province regorge de paysages et d’écosystèmes uniques. Des forêts primaires aux zones humides peuplées d’oiseaux migrateurs, d’hippopotames et de crocodiles, ce patrimoine naturel constitue une richesse inestimable.

« Malgré les défis sécuritaire et économique nous avons au Sud-Kivu des atouts écotouristiques, comme le lac Kivu, l’île d’Idjwi avec des activités culturelles, le Parc National de Kahuzi-Biega avec des espèces emblématiques telles que les gorilles de Grauer, des forêts primaires, nous avons la plaine de la Ruzizi qui est une zone humide de renommée internationale avec la présence des oiseaux migrateurs, la présence des hippopotames et des crocodiles. » a-t-il indiqué.Au-delà de son attrait touristique, l’écotourisme joue également un rôle crucial dans la préservation de l’environnement.

Selon Ladislas lui, les revenus générés par les visites contribuent directement au financement des efforts de conservation. Ces ressources permettent de soutenir les aires protégées, notamment les parcs nationaux et les réserves naturelles, tout en appuyant des initiatives locales telles que les projets de reforestation. Ainsi, chaque visite devient un acte de protection, renforçant les mécanismes de sauvegarde de la biodiversité dans la province.

« En termes de contribution de l’écotourisme à la protection de l’environnement, il y a des financements de la conservation avec des revenus sur des visites qui soutiennent par exemple le parc national, des réserves au niveau de la province mais aussi des projets de reforestation », poursuit-il.

Mais l’écotourisme ne se limite pas à la conservation, il représente aussi une véritable opportunité pour la jeunesse du Sud-Kivu. Ce secteur en plein essor favorise la création d’emplois directs et indirects, notamment à travers le métier de guide touristique souvent confié aux jeunes, mais aussi dans la restauration, le transport ou encore les services liés à l’accueil des visiteurs.

Il pense qu’il s’agit d’un levier stratégique pour lutter contre le chômage et offrir aux jeunes une alternative durable, ancrée dans la valorisation de leur propre environnement.

« L’écotourisme au niveau du Sud-Kivu est une opportunité importante pour les jeunes, celui-ci crée directement de l’emploi parce que les guides touristiques on les prend parmi les jeunes mais aussi la présentation des restaurants, des taxis qui facilitent le déplacement des touristes… »

À travers cette vision, l’écotourisme apparaît comme une passerelle entre la protection de la nature et l’avenir de la jeunesse, un chemin où chaque richesse naturelle devient une promesse de développement et d’espoir.

Alvin BUZAKI

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