Droit de la Femme/ Droit de l'Enfant

Shabunda : La Fondation Michael Sharp Jesse dénonce de graves violations des droits humains et appelle à la discipline des forces de sécurité

La Fondation Michael Sharp Jesse (FOMIS) tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie de « graves violations des droits humains » perpétrées par certains agents de sécurité dans le territoire de Shabunda. Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 12 février, l’organisation appelle au respect strict des droits fondamentaux, notamment le droit à la vie, à la dignité humaine et à la liberté de circulation.

Selon la FOMIS à travers la voix de son président du conseil d’administration et cofondateur, Moïse BUTIMBUSHI, plusieurs cas d’abus auraient été signalés ces derniers jours, impliquant des éléments des forces de sécurité et de l’ordre. L’organisation condamne fermement des actes de torture, ainsi que des traitements inhumains et dégradants, qui, selon elle, ternissent l’image des services censés protéger la population.

« Les forces de sécurité ont pour mission principale d’assurer la protection des personnes et de leurs biens. Elles doivent garantir la liberté de circulation et non devenir une source de peur pour les citoyens », souligne le président de conseil d’administration et cofondateur de la FOMIS.

Un cas jugé particulièrement préoccupant est celui d’une femme qui aurait été publiquement fouettée à Shabunda, sans considération pour sa dignité. Pour la FOMIS, cet acte constitue une violation flagrante des instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme, auxquels la République démocratique du Congo est partie.

Face à cette situation, la fondation interpelle directement les autorités militaires et les responsables des services de sécurité. Elle les exhorte à faire preuve davantage de vigilance et à renforcer la discipline au sein de leurs troupes.

« Il est urgent que des mesures concrètes soient prises pour prévenir de tels abus et sanctionner les auteurs », insiste l’organisation.

Dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, la FOMIS rappelle que le respect des droits humains demeure un pilier essentiel pour restaurer la confiance entre la population et les forces de défense et de sécurité. Elle appelle enfin les autorités compétentes à diligenter des enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et de rendre justice aux victimes.

La situation à Shabunda relance ainsi le débat sur la nécessité d’une réforme continue du secteur de la sécurité, axée sur la protection des civils et le respect des principes fondamentaux de l’État de droit.

Rédaction

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