RDC : La FOMIS s’aligne et soutient l’initiative de la CNDH pour la vérité et la justice

La Commission nationale des droits de l’homme de la République démocratique du Congo (CNDH-RDC) a officiellement lancé une mission d’établissement des faits sur les violations graves des droits de l’homme liées aux massacres de populations civiles dans le Kasaï central, ainsi que sur le double meurtre des experts des Nations Unies, Zaida Catalán et Michael Sharp, survenu lors de la crise de Kamwina Nsapu. Une initiative majeure à laquelle la Fondation Michael Sharp (FOMIS) a exprimé son plein soutien, s’inscrivant résolument aux côtés de la CNDH dans cette quête de vérité et de justice.
Portant le nom de Michael Sharp, l’un des deux experts onusiens sauvagement assassinés en mars 2017, la FOMIS affirme que cette mission constitue une étape essentielle dans le long processus de reconnaissance des faits, de lutte contre l’impunité et de réparation morale pour les victimes. Pour la Fondation, l’engagement de la CNDH représente une opportunité crédible de faire la lumière sur des crimes qui ont profondément marqué la conscience nationale et internationale.
Dans une interview accordée au Média Vert, Moïse Butimbushi, président du conseil d’administration et co-fondateur de la FOMIS, a confirmé l’adhésion totale de la Fondation à cette démarche.
« Nous considérons la mission d’établissement des faits comme un prolongement nécessaire des combats menés depuis des années pour que justice soit rendue, non seulement pour Michael Sharp et Zaida Catalán, mais aussi pour les milliers de civils victimes de violations graves des droits de l’homme dans le Kasaï central. » explique-t-il.
La mission, annoncée par la CNDH dans un appel à contributions daté du 2 février 2026, s’inscrit dans la continuité de son communiqué du 6 janvier 2026 relatif au procès en appel du double meurtre des experts des Nations Unies. Pour la FOMIS, ce cadre institutionnel renforce la crédibilité du processus et ouvre la voie à une documentation rigoureuse des faits, à l’identification des auteurs, y compris les commanditaires, et à leur traduction devant la justice.
La Fondation Michael Sharp salue également le mandat confié à la mission, notamment celui de formuler des recommandations fortes en matière de responsabilisation et de prévention, afin que de telles atrocités ne se reproduisent plus. Elle appuie la volonté de la CNDH de coopérer avec les institutions étatiques, les Nations Unies, les gouvernements américain et suédois, ainsi qu’avec d’autres mécanismes internationaux de redevabilité, estimant que seule une approche concertée peut garantir des résultats durables.
En encourageant la collecte et la vérification d’informations, dans le respect de la sécurité des sources et du principe de « ne pas nuire », la FOMIS réaffirme son engagement à accompagner toute initiative sérieuse visant à établir la vérité. Pour la Fondation, cette mission de la CNDH n’est pas un simple exercice administratif, mais un parcours indispensable vers la justice, la mémoire des victimes et la restauration de la dignité humaine au Kasaï central.
Rédaction



