Mwenga : Situation sécuritaire toujours volatile après la découverte du corps d’une vieille dame

La situation sécuritaire demeure préoccupante à Kamituga, où l’insécurité continue d’alimenter la peur au sein des communautés. Le récent assassinat d’une vieille dame, retrouvée sans vie après plusieurs jours de disparition, vient raviver les inquiétudes des habitants et relancer le débat sur la protection des civils dans cette zone déjà fragile.
Selon les informations recueillies auprès de la société civile locale, la victime avait quitté son domicile le mardi 3 février, après avoir pris part à une messe célébrée dans une chapelle de la place. D’après les habitudes connues de la famille, la vieille dame se rendait régulièrement au champ et rentrait toujours à temps, généralement entre 14h et 15h. Ce jour-là, son absence prolongée a immédiatement suscité l’inquiétude.
« Vers 18 heures, la famille s’est rendu compte qu’elle n’était toujours pas rentrée à la maison. C’était inhabituel, et c’est à ce moment-là qu’elle a décidé de contacter les autorités locales, notamment le chef du village », explique Bienfait FADHILI, acteur du cadre de concertation de la société civile à Mwenga, dans une interview accordée à la rédaction de Média-Vert.
Alerté, le chef du village a rapidement mobilisé la communauté pour lancer des recherches. Malgré les efforts déployés, aucune trace de la victime n’a été retrouvée dans l’immédiat. Les recherches se sont poursuivies pendant plusieurs jours, sans résultat, renforçant l’angoisse au sein de la population de Mwenga, déjà éprouvée par un climat sécuritaire instable.
C’est finalement le vendredi matin aux alentours de 9 heures que la situation a pris une tournure tragique.
« Nous avons été alertés de la découverte d’un corps sans vie. Malheureusement, il s’agissait bien de la vieille dame portée disparue », relate Bienfait FADHILI.
Aussitôt, la société civile a saisi la police, qui s’est rendue sur le lieu avec une équipe de la Croix-Rouge, des représentants de la société civile et quelques notables pour procéder à l’identification du corps.
Toutefois, les circonstances exactes de sa mort restent floues, alimentant de nombreuses interrogations au sein de la communauté locale. Pour la société civile, ce drame illustre une fois de plus la fragilité de la sécurité à Mwenga et la vulnérabilité des personnes, en particulier des personnes âgées.
Face à cette situation, Bienfait FADHILI appelle les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de sécurité et à ouvrir des enquêtes sérieuses afin que les auteurs de tels actes soient identifiés et traduits en justice.
« Ce cas montre que la population vit dans une insécurité permanente. Il est urgent que des mesures concrètes soient prises pour protéger les civils », insiste-t-il.
En attendant, à Mwenga, la peur demeure palpable. Ce nouveau drame rappelle l’urgence d’une réponse sécuritaire adaptée et d’un engagement accru des autorités pour restaurer la confiance et ainsi garantir la sécurité des populations locales.
Rédaction



