Kamituga : Après la découverte d’un corps sans vie d’un homme, la FOMIS hausse le ton et appelle à des actions urgentes

Au lendemain de la découverte d’un corps sans vie dans le quartier Kitemba, à Kamituga (territoire de Mwenga, Sud-Kivu), l’émotion reste vive et les inquiétudes persistent au sein de la population.
La victime, identifiée comme un ressortissant de Kagulu, a été retrouvée le dimanche 5 avril 2026 dans des circonstances encore floues, les causes de sa mort demeurant inconnues à ce stade. Alors que les habitants attendent toujours des éclaircissements, la Fondation Michael Sharp Jesse (FOMIS) a réagi avec fermeté face à ce nouveau drame, qu’elle inscrit dans un contexte plus large de recrudescence de l’insécurité dans la région.Dans une interview accordée à Média Vert, Moïse BUTIMBUSHI, président du conseil d’administration et cofondateur de la fondation, a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue de la population tout en interpellant directement les autorités.
« Alors que la FOMIS compatit avec la famille éplorée, la FOMIS appelle la population à la vigilance en contrôlant bien leurs mouvements, surtout aux heures de retour. Éviter les appels des personnes inconnues, éviter de se promener la nuit ».
Au-delà des mesures de prudence, il a surtout mis en avant le rôle central de l’État dans la sécurisation des citoyens :
« Face à cette situation, la FOMIS appelle les autorités civiles et militaires à garantir et à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, en sachant que l’obligation régalienne de l’État, c’est la protection. La FOMIS appelle au respect du droit à la vie », a-t-il poursuivi.
Moïse plaide également pour des investigations approfondies et inclusives afin d’apporter toute la lumière sur ce drame.
« Nous encourageons les autorités à organiser des enquêtes conjointes avec la société civile afin de dénicher les présumés auteurs et les déférer devant la justice, pour qu’ils répondent de leurs actes ».
Dans un contexte où les cas d’insécurité semblent se multiplier dans le territoire de Mwenga, cette prise de position de la FOMIS vient renforcer la pression sur les autorités pour des réponses concrètes et rapides.
Alvin BUZAKI



