C0P-30: “ Vendre le crédit carbone généré par nos forêts sans nous va être impossible” (Marie Nyange)

A la 30ème Conférence des Parties pour le Climat qui se tient depuis lundi à Belém, au Brésil, la République démocratique du Congo va également mettre en valeur les potentiels de son marché carbone volontaire. C’est ce qu’a expliqué la ministre de l’Environnement, Professeur Marie Nyange.
Les négociations vont être une opportunité pour la RDC de renforcer son lobby en tant que “Pays-Solution” en présentant les innovations entreprises par le Président de la République pour rendre le marché carbone congolais plus compétitif mais aussi pour que rien ne se passe sans prendre en compte les besoins des communautés locales et des peuples autochtones.
“Nous sommes en train d’apporter l’innovation dans le marché carbone. Le Président a pris l’initiative de mettre en place l’Autorité de régulation de marché carbone. Nous voulons, à travers cet auditoire, montrer au monde que nous organisons déjà notre marché carbone de manière compétitive”, a expliqué la ministre Marie Nyange Ndambo.
Et d’ajouter :
“Les gens ne pourront plus se hasarder à rentrer dans nos forêts et vendre le crédit carbone généré par nos forêts sans nous. Cela va être impossible. Et nous allons utiliser la technologie pour le faire de sorte que le pays puisse avoir les bénéfices nécessaires qui lui permettront de construire son développement”.
Le pays dispose d’un potentiel forestier considérable, évalué entre 11,34 et 25,12 milliards de dollars américains de crédit carbone. Début juin dernier, la Banque Mondiale a annoncé que la République démocratique du Congo (RDC) a reçu 19,47 millions de dollars en reconnaissance de la réduction de 3,89 millions de tonnes d’émissions de carbone grâce aux efforts de protection et de restauration des forêts dans la province du Mai-Ndombe. Ce paiement provient du Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF) de la Banque mondiale et marque le premier versement dans le cadre d’un accord plus large qui pourrait débloquer jusqu’à 55 millions de dollars pour la réduction de 11 millions de tonnes d’émissions.
