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Mwenga : La résurgence du choléra à Kitutu met la zone de santé sous tension assure l’AFJP

Dix cas, dont un décès, ont été enregistrés depuis le 25 septembre dans la zone de santé de Kitutu. L’insuffisance des intrants nécessaires à la riposte sanitaire suscite des inquiétudes face au risque de propagation de la maladie.

Par Alvin BUZAKI, Média-Vert, Sud-Kivu

La zone de santé de Kitutu, dans la chefferie de Wamuzimu, territoire de Mwenga, fait face à une résurgence du choléra. Depuis le 25 septembre 2026, au moins 10 cas ont été enregistrés, dont un décès, selon les informations communiquées par les acteurs locaux de santé.

Le décès concerne un enseignant d’une école primaire située dans l’aire de santé de Busakizi. Plusieurs personnes affectées ont été conduites à l’Hôpital général de référence de Kitutu, où elles reçoivent les premiers soins.

Une prise en charge confrontée au manque d’intrants

La situation demeure préoccupante en raison de l’absence d’intrants nécessaires à la riposte contre cette maladie infectieuse à forte capacité de propagation.

Le choléra constitue une urgence de santé publique qui nécessite une prise en charge rapide des personnes malades ainsi que des mesures visant à limiter la transmission au sein de la communauté. Dans un contexte où plusieurs cas apparaissent dans une même zone de santé, la disponibilité des moyens de diagnostic, de traitement, de prévention et de sensibilisation devient déterminante.

À Kitutu, les structures sanitaires doivent ainsi faire face à la nécessité de prendre en charge les personnes déjà affectées tout en prévenant l’apparition de nouveaux cas.

Le médecin chef de zone appelle à une mobilisation

Face à cette situation, le Dr David Kisoka, médecin chef de zone de Kitutu, appelle le gouvernement congolais et les partenaires humanitaires et sanitaires à renforcer leur intervention dans la zone.

L’objectif est notamment de contribuer à la prise en charge des personnes touchées et de renforcer les capacités locales de riposte afin de réduire les risques liés à la propagation de la maladie.

L’appel intervient alors que des femmes, des hommes et des enfants restent exposés à la situation sanitaire.

L’hygiène au cœur de la prévention

L’Association des femmes journalistes engagées pour la paix (AFJEP Asbl) appelle pour sa part la population à renforcer le respect des mesures d’hygiène afin de limiter les risques de contamination.

L’organisation recommande également aux personnes présentant des signes de maladie de se rendre rapidement dans une structure sanitaire de l’État plutôt que de retarder la prise en charge.

Cette mobilisation communautaire constitue un élément important de la réponse à une flambée épidémique : au-delà du traitement des personnes malades, la prévention repose également sur l’adoption de comportements permettant de réduire les possibilités de transmission.

Une réponse urgente pour contenir la propagation

Avec 10 cas recensés et un décès depuis le 25 septembre, la situation à Kitutu appelle une réponse rapide et coordonnée des autorités sanitaires, des partenaires et de la communauté.

Le renforcement des moyens disponibles dans les structures de santé apparaît particulièrement important pour assurer la prise en charge des malades et soutenir les mesures de prévention.

À Kitutu, l’enjeu dépasse désormais le seul traitement des cas déjà enregistrés : il s’agit également d’empêcher que la résurgence du choléra ne se transforme en une flambée sanitaire plus importante dans la zone de santé.

La mobilisation des autorités, des partenaires sanitaires et de la population constitue ainsi une urgence pour contenir la propagation de la maladie et protéger les communautés exposées.

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