Mwenga : Déjà 10 morts et 30 malades, les autorités tirent la sonnette d’alarme sur la prolifération de Choléra
Le territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu, fait face à une nouvelle alerte sanitaire. Des cas de choléra y ont été récemment signalés, une information confirmée par l’administrateur du territoire, WALUBILA ISHIKITILO Mao, dans un communiqué de presse publié ce jeudi 5 mars 2026.
Selon ce document officiel, l’épicentre de la maladie se situerait dans le village d’Iganda. D’autres localités sont également touchées, notamment les villages de Kalole et de Tuseswa, où des cas suspects ont déjà été enregistrés.
Le médecin chef de zone de santé de Mwenga a, lui aussi, confirmé la présence de cette épidémie dans la région. C’est depuis le 2 février 2026 que le choléra circule dans la zone. Depuis cette date, la maladie a déjà causé la mort de dix personnes. Par ailleurs, 30 malades sont actuellement pris en charge dans les structures sanitaires de la zone.
Face à cette situation préoccupante, les autorités sanitaires reconnaissent que la riposte se heurte à plusieurs difficultés, notamment le manque d’intrants médicaux nécessaires pour freiner efficacement la propagation de la maladie.
Docteur Kenemo Ndjunga Koss, Médecin Chef de Zone indique que ce déficit constitue un défi majeur dans la lutte contre l’épidémie.
Afin de renforcer la réponse sanitaire, des appels à l’aide ont déjà été adressés aux différents partenaires humanitaires, dont l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF), en vue d’un appui en matériel médical, en médicaments et en assistance technique.
Dans son communiqué, l’administrateur du territoire de Mwenga appelle également la population à observer strictement les mesures d’hygiène afin de limiter la propagation de la maladie. Parmi ces mesures figurent le lavage régulier des mains avec du savon ou de la cendre, l’entretien permanent de la propreté des toilettes, ainsi que le lavage des fruits et légumes avant toute consommation.
Les autorités locales insistent sur la vigilance et la responsabilité collective pour éviter une aggravation de la situation sanitaire dans cette partie du Sud-Kivu, déjà confrontée à plusieurs défis humanitaires.
Alvin BUZAKI


