COP30 de Bélém: Constat amer pour la RDC quasi deux mois après

La COP30 à Bélém, surnommée la « COP de l’Amazonie », a suscité des espoirs significatifs en matière de lutte contre la déforestation. L’annonce du lancement du Fonds pour les Forêts Tropicales Éternelles, ayant réuni 6,5 milliards de dollars, a été saluée comme un pas en avant.
Cependant, le consensus est clair : pour de nombreux pays, cette somme reste insuffisante face aux défis colossaux qui se profilent, notamment en République Démocratique du Congo (RDC).
Qu’en est-il de la mise en œuvre ?
En effet, la RDC abrite la deuxième plus grande forêt tropicale au monde, un poumon écologique vital non seulement pour le pays mais pour la planète entière. Malgré cette richesse naturelle indéniable, la déforestation y continue d’avancer à grands pas, exacerbée par l’exploitation illégale des ressources, l’agriculture extensible et l’insuffisance des réglementations environnementales. Les attentes soulevées lors de la COP30 par les représentants congolais, qui espéraient une aide substantielle pour préserver cet écosystème fragile, s’affrontent à la dure réalité d’un financement encore trop faible.
A en croire Akilimali MUGISHO, analyste et expert environnemental, pour répondre à cette crise environnementale pressante, plusieurs alternatives doivent être envisagées.
« D’abord, renforcer la gouvernance forestière par la mise en place de réglementations strictes et transparentes afin de contrôler les activités d’exploitation forestière. Ensuite, le développement de programmes agroécologiques pourrait également offrir des voies de soutiens durables aux communautés locales tout en préservant les forêts. Par ailleurs, il est essentiel d’encourager la recherche sur les énergies renouvelables pour réduire la dépendance aux ressources forestières ».
Il pense qu’un engagement collectif, permettrait la mise en place des stratégies prises dans le cadre protection et restauration des écosystèmes en RDC.
« Enfin, un engagement véritable et concerté de la communauté internationale est indispensable. La mise en place d’une stratégie de coopération régionale visant à protéger et à restaurer les écosystèmes forêt-riverain pourrait permettre à la RDC de bénéficier d’une expertise accrue et d’un meilleur partage des ressources », a-t-il poursuivi.
Ainsi, bien que la COP30 ait ouvert des pistes prometteuses pour l’Amazonie, la RDC doit voir ses attentes concrétisées par des actions mesurables, essentielles à la sauvegarde de sa biodiversité inestimable. La lutte contre la déforestation est un enjeu commun qui nécessite une réponse collective immédiate et efficace.
Rédaction
