RDC : Après avoir tenu des propos jugés discriminatoires, le général-major Sylvain Ekenge se voit suspendu de ses fonctions.

Le Général-Major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), a été suspendu de ses fonctions ce lundi 29 décembre 2025 par le Chef d’état-major général des FARDC.
La décision fait suite à des propos jugés discriminatoires à l’encontre de la communauté tutsi, a confirmé un officier supérieur aux premières heures de la journée de lundi à nos confrères du journal le potentiel.
Cette mesure intervient après des déclarations tenues samedi dernier par l’officier concerné sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Ses propos, largement relayés, faisaient état d’allégations controversées visant des femmes de la communauté tutsi et évoquaient un prétendu stratagème destiné à maintenir une supposée “suprématie” de cette communauté à travers les naissances.
Selon des sources officielles, ces déclarations ont été exploitées par des responsables rwandais dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, au détriment de l’image de la RDC sur la scène régionale.
Depuis son accession à la magistrature suprême, le Président de la République, Félix Tshisekedi, réaffirme son engagement contre toute forme de discrimination, rappelant que la RDC est une nation plurielle composée de plus de 450 communautés vivant ensemble sur un même territoire.
Dans le passé, Kigali a régulièrement avancé l’argument de la protection des Tutsis congolais pour justifier ses actions contre la RDC, une thèse qualifiée de fallacieuse par Kinshasa. De leur côté, les membres de la communauté tutsi congolaise, notamment les Banyamulenge, ont à plusieurs reprises dénoncé cette instrumentalisation, affirmant leur appartenance pleine et entière à la nation congolaise.
Au sein des FARDC, de nombreux officiers et soldats issus de la communauté Banyamulenge ont servi le pays et sont tombés au front lors des affrontements dans l’Est de la RDC.
En février dernier, un officier malade de cette communauté aurait été tué lors d’une attaque attribuée à des éléments de l’armée rwandaise, alors qu’il résistait à l’avancée des forces adverses, selon des sources sécuritaires, ont poursuivi nos confrères.
Les autorités congolaises rappellent que la République Démocratique du Congo demeure un État uni et indivisible, où aucune communauté ne doit faire l’objet de stigmatisation ou de discrimination.
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